Un match ? Non, une exécution publique
Les Pistons n’ont pas traîné. En moins de sept minutes, le score affichait 24-2. Oui, 2 points en 7 minutes pour Indiana. Le genre de scénario qu’on voit dans un match lycée contre pro… sauf que là, c’était NBA. Cade Cunningham, Duncan Robinson et Jalen Duren ont tranquillement déroulé (16, 16 et 15 points) pendant que la défense de Detroit transformait la première mi-temps en cauchemar.
Les chiffres font mal : 25 points à la pause pour les Pacers, 1/18 à trois points, et 10 balles perdues en une mi-temps. Detroit menait déjà de 34 unités.
Les Pacers alignent une équipe G-League et prennent la fessée
La franchise de l’Indiana a laissé sept joueurs majeurs sur la touche. Tyrese Haliburton, blessé. Pascal Siakam, Aaron Nesmith, Andrew Nembhard et T.J. McConnell, mis au repos ou en gestion d’efforts. Résultat ? Une équipe bricolée où aucun joueur aligné n’a déjà tourné à 10 points de moyenne sur une saison NBA.
C’était écrit : sans scoreur, sans meneur, sans espoir. Indiana termine avec 35 % de réussite, 24 pertes de balle et un net rating négatif abyssal sur tout le match. Leur cinquième pire défaite de l’histoire.
Cade, Duren, Robinson : même pas besoin de forcer
Du côté de Detroit, on a plié l’affaire à la mi-temps, puis sorti les titulaires en mode scrimmage. Cunningham et Robinson ont scoré leur 16 points en moins de 21 minutes, pendant que Duren régnait dans la peinture avec ses 15 unités et 8 rebonds.
Treize joueurs ont marqué pour les Pistons, dont Javonte Green avec 16 points en sortie de banc. Le banc s’est régalé, le public aussi.
Jarace Walker, seul à surnager dans le naufrage
Côté Pacers, Jarace Walker a mis 13 points, Tony Bradley en ajoute 12, Isaiah Jackson revient de commotion avec 10 points. C’est maigre. Très maigre. Aucun meneur pour organiser, aucun shooteur pour faire tomber la zone. Résultat ? Un chaos offensif du début à la fin.
Mention spéciale au rookie Kam Jones, titularisé pour l’occasion : 1/10 au tir, deux points, et un temps de jeu qu’il n’est pas près de revoir.
Un avertissement sévère… ou un sabordage volontaire ?
Certains fans s’interrogent : Indiana a-t-il volontairement envoyé la réserve pour tanker ? Sur le papier, la gestion des absents fait grincer. Repos, gestion, back-to-back… toutes les excuses sont là. Mais quand une franchise laisse ses six meilleurs scoreurs au placard contre le leader de l’Est, la question mérite d’être posée.
Detroit, pendant ce temps, continue sa marche en tête (30-10) et envoie un message : même face à des équipes décimées, on ne fait pas de sentiments.
La suite ? Douche froide pour Indiana, test XXL pour Detroit
Les Pacers (10-33) enchaînent dès lundi avec un déplacement à Philadelphie, dans un calendrier infernal. Pour les Pistons, c’est un rendez-vous de gala contre Boston, toujours à la maison.
Mais ce qu’on retiendra de cette nuit, c’est ce chiffre : 43 points d’écart. Et une équipe d’Indiana envoyée au sacrifice, sans armes, sans munitions, sans plan.





