Le Garden gronde : les Knicks sifflés chez eux
Ils pensaient célébrer une nouvelle année en fanfare, mais les fans des Knicks ont été accueillis par un naufrage collectif. Dès la mi-temps, les sifflets se faisaient entendre. Et quand l’écart a gonflé à 29 points en troisième quart-temps, le Madison Square Garden a littéralement explosé.
Les Knicks n’étaient pas censés se faire marcher dessus à domicile, encore moins face à une équipe en crise comme Atlanta, qui sortait tout juste d’une série de sept défaites consécutives.
Jalen Johnson fait la loi avec un nouveau triple-double
Pendant que New York s’effondrait, Jalen Johnson déroulait. Il signe un triple-double autoritaire avec 18 points, 11 passes et 10 rebonds, son septième de la saison. Une prestation majuscule, surtout en l’absence de Trae Young.
Il a été parfaitement épaulé par Nickeil Alexander-Walker (23 points) et Onyeka Okongwu (22 points, 9 rebonds), pendant que Zaccharie Risacher et Luke Kennard faisaient le boulot à trois points.
Brunson impuissant, Towns et Robinson absents
Les Knicks n’avaient pas toutes leurs armes. Karl-Anthony Towns (malade) et Mitchell Robinson manquaient à l’appel. Mais cela n’excuse pas tout : Jalen Brunson, malgré ses 24 points, a été catastrophique derrière l’arc (1 sur 10). OG Anunoby a tenté de sauver les meubles (19 points, 10 rebonds) mais trop tard, trop peu.
Même le public n’y croyait plus. Des huées, des visages fermés, des fans quittant le stade avant la fin : l’ambiance a viré au cauchemar.
Un banc invisible et une défense absente
Avec seulement 19 points venus du banc, New York n’a jamais eu la profondeur pour répondre. À l’inverse, les Hawks ont eu des contributions solides, y compris un modeste Kristaps Porzingis, de retour au Garden sous les couleurs d’Atlanta, qui a quand même capté 8 rebonds en 17 minutes.
Le plus inquiétant : c’est la première fois de la saison que les Knicks sont tenus sous les 100 points. À domicile. Par une équipe sans son franchise player. Impossible de ne pas parler de gâchis.
Mike Brown lucide sur la suffisance de ses joueurs
Avant la rencontre, l’entraîneur Mike Brown avait prévenu : « Quand tu gagnes, tu relâches parfois. » Le relâchement a tourné au laxisme total. Les Knicks ont perdu les 2e et 3e quart-temps 61 à 40, sans énergie, sans réaction.
Même une mini-révolte en fin de match n’a pas suffi à masquer une défaite honteuse, la deuxième d’affilée après celle à San Antonio.
Pas le temps de respirer : les Sixers débarquent dès samedi avec Joel Embiid, Tyrese Maxey et le phénomène VJ Edgecombe. Si les Knicks reproduisent le même non-match, le Madison Square Garden pourrait exploser pour de bon.





