Un comeback, une claque
Devin Booker n’était même pas sûr de jouer. Une cheville en vrac, un match raté à Detroit… et pourtant, il a débarqué à Manhattan pour y poser ses 27 points. Peu importe son 7/18 au tir : il a provoqué, attaqué, provoqué encore, pour finir avec un 12/14 sur la ligne des lancers-francs. Ce n’est pas du basket, c’est une opération à cœur ouvert sur une défense new-yorkaise en panique.
Face à lui ? Une équipe privée de Jalen Brunson et Josh Hart, mais surtout privée d’âme. Les Knicks ont encaissé un 8-0 sec en fin de match sur une séquence où Collin Gillespie, Booker et Mark Williams ont puni sans pitié.
Les légendes en tribunes, les fantômes sur le parquet
Le timing était cruel. Ce samedi, le MSG célébrait ses icônes. Carmelo Anthony, Patrick Ewing, Walt Frazier, Bob McAdoo… Tous réunis pour une cérémonie hommage. Résultat ? Ils ont assisté à un naufrage collectif, ponctué par un airball de Karl-Anthony Towns à moins d’une minute de la fin. Le public n’a pas pardonné : les sifflets ont fusé.
KAT termine avec 23 points et 11 rebonds, mais cinq fautes et un leadership invisible. Et sur le banc, 14 petits points cumulés. Pendant que Grayson Allen (16 pts) et Jordan Goodwin (13 pts) assassinaient le match côté Suns.
Une spirale inquiétante qui vire au ridicule
Huit défaites en dix matchs. Une équipe qui s’écroule sans ses titulaires. Une attaque inoffensive dans le money-time. Le rêve d’une saison solide s’effrite, et même Mike Brown ne peut plus cacher la gêne : “On espère qu’on n’a pas besoin de motivation supplémentaire”, disait-il avant le match. Raté.
Les Knicks sont passés de prétendants à piétinés. Leur bilan depuis le Nouvel An ? 2-8. L’équipe est passée de compétitive à méconnaissable. Et avec Dallas qui arrive lundi, les regards vont se tourner vers une date : la trade deadline du 5 février. Si rien ne bouge, ça pourrait exploser.
Une saison qui dérape en direct
La vérité est là, brutale : les Knicks sont en train de se faire voler leur propre saison. Pendant que les Suns retrouvent leur mojo, New York patauge dans un bourbier mental et tactique. Les absents n’excusent pas tout. Le Garden est en colère, et les icônes du passé l’ont vu de leurs propres yeux.
“Once a Knick, always a Knick”, disait la veste offerte aux anciens. Mais “once this team, always in pain” semble plus juste aujourd’hui.





