Indiana domine longtemps, Siakam en feu
Disputé à un horaire avancé en raison des conditions météorologiques, le match a d’abord tourné à l’avantage des Pacers. Plus agressifs dans la peinture et efficaces en transition, les hommes de Rick Carlisle ont pu compter sur un Pascal Siakam très inspiré. L’intérieur camerounais a inscrit 17 points dans le seul troisième quart-temps, permettant à Indiana de creuser l’écart jusqu’à +15 (85-70), le plus gros avantage de la rencontre.
Malgré les efforts d’un CJ McCollum déjà précieux derrière l’arc, Atlanta peinait alors à trouver de la constance des deux côtés du terrain.
Le run qui change tout
Puis, en l’espace de huit minutes, tout a basculé. Sous l’impulsion d’un Dyson Daniels ultra agressif, d’un Christian Koloko omniprésent en défense et de l’adresse insolente de Luke Kennard, les Hawks ont littéralement roulé sur les Pacers. Le run de 32-7 a totalement inversé la dynamique, étouffant Indiana et retournant la State Farm Arena.
Cette séquence a marqué le véritable tournant du match, les Pacers ne parvenant plus à répondre à l’intensité imposée par Atlanta.
Un collectif des Hawks en pleine réussite
Une fois lancés, les Hawks n’ont plus regardé derrière. CJ McCollum termine meilleur marqueur avec 23 points, tout en flirtant avec le triple-double (8 rebonds, 7 passes, 3 interceptions). Dyson Daniels confirme sa montée en puissance (22 points, 9 passes), tandis que Nickeil Alexander-Walker apporte une précieuse contribution (21 points).
Le banc d’Atlanta a été décisif : Luke Kennard parfait au tir (13 points à 5/5) et Christian Koloko impeccable près du cercle (12 points, 3 contres à 6/6) ont dynamité la rencontre après la pause. Une profondeur d’effectif qui a fait toute la différence, surtout avec un Jalen Johnson en grande difficulté (5/19 au tir).
Indiana s’effondre dans le dernier quart
Côté Pacers, Pascal Siakam termine avec 26 points, 9 rebonds et 3 contres, mais son énorme passage du troisième quart n’a pas suffi. Après avoir encaissé le run décisif, Indiana a manqué de solutions offensives et d’intensité défensive pour enrayer la dynamique adverse.
Le retour de Bennedict Mathurin, absent depuis près d’un mois, a apporté de l’énergie en première mi-temps, mais l’arrière s’est progressivement effacé en seconde période, à l’image de son équipe.
Dynamique et perspectives
Avec cette victoire, Atlanta enchaîne un troisième succès consécutif, confirmant une dynamique très positive portée par son banc et son intensité défensive. Les Hawks ont rappelé qu’ils pouvaient changer le visage d’un match en quelques minutes lorsqu’ils jouent avec agressivité et confiance.Pour Indiana, cette lourde défaite finale masque pourtant une longue domination. Mais l’incapacité à stopper le run adverse et à répondre physiquement dans les moments clés devra alerter Rick Carlisle, dans une Conférence Est où la moindre baisse d’intensité se paie cash.





