Choke and Clutch » La mauvaise passe de De’Andre Hunter réactive les doutes et les rumeurs aux Cavaliers

La mauvaise passe de De’Andre Hunter réactive les doutes et les rumeurs aux Cavaliers

L’arrivée de De’Andre Hunter à Cleveland, il y a près d’un an, devait combler un besoin identifié de longue date sur le poste d’ailier. Mais après une première moitié de saison décevante, le joueur traverse l’une des périodes les plus improductives de sa carrière.
De’Andre Hunter

Un échange ambitieux qui ne donne pas les résultats attendus

En février dernier, les Cavaliers avaient décidé de miser sur De’Andre Hunter, en envoyant Georges Niang, Caris LeVert et des choix de draft à Atlanta. L’objectif était clair : renforcer un poste d’ailier trop instable, avec un profil athlétique et complet capable de compléter le noyau Garland-Mitchell-Allen-Mobley.

Mais la réalité actuelle est bien éloignée des projections. Hunter affiche en moyenne 14,3 points à 42,7 % au tir, dont 30,6 % à trois points, en 27,2 minutes. Des chiffres en net recul, accompagnés d’un impact collectif en baisse : Cleveland présente un net rating inférieur de 5,4 points par 100 possessions lorsque Hunter est sur le terrain.

Une spirale négative qui inquiète

Lundi soir, face à une équipe de Utah pourtant en reconstruction (25 défaites), Hunter n’a joué que 18 minutes, terminant avec 2 points (1/5 au tir), aucun rebond et 3 ballons perdus. Une prestation jugée insuffisante par Kenny Atkinson, qui a choisi de ne pas le faire jouer du tout lors du quatrième quart-temps.

Le coach des Cavs parle d’un « prolonged slump », un passage à vide qu’il compare à une mauvaise série au baseball. Il affirme continuer à soutenir son joueur, mais cherche activement des solutions. Le repositionnement de Hunter en sortie de banc en décembre n’a pas suffi à relancer la dynamique.

Des choix tactiques remis en cause

La situation actuelle a poussé Atkinson à multiplier les essais sur le poste 3, avec Jaylon Tyson, Sam Merrill, Dean Wade, voire même Nae’Qwan Tomlin, signe d’un manque de hiérarchie claire.

Le staff avait pourtant misé fort sur Hunter : Koby Altman l’avait présenté en septembre comme un joueur capable de « marquer la saison de son empreinte ». Le travail réalisé lors de l’intersaison, salué par Atkinson, laissait espérer une intégration fluide. La réalité en est loin.

Une marge de manœuvre réduite sur le marché

Les Cavaliers sont actuellement une « 2e apron team », l’une des franchises les plus taxées de la ligue. Ce statut implique des restrictions strictes sur les échanges : ils ne peuvent échanger Hunter (23 millions de dollars) que contre un ou plusieurs contrats équivalents, sans dépasser ce montant total.

Ils n’ont pas la possibilité de regrouper plusieurs contrats pour viser un joueur plus cher. Par exemple, combiner Lonzo Ball (environ 10M) avec Hunter pour atteindre un profil comme Andrew Wiggins (28M) est tout simplement interdit par le CBA dans leur configuration actuelle.

Ce cadre limite clairement le champ d’action du front office à l’approche de la date limite des transferts.

Un équilibre budgétaire délicat à préserver

Un autre facteur complique les décisions : la structure future de la masse salariale. Échanger Hunter contre un contrat expirant (comme Rui Hachimura, fin de contrat en 2026) pourrait sembler séduisant à court terme, mais ce choix comporte un risque : perdre les 23 millions de Hunter sans pouvoir les remplacer l’été prochain.

Les Cavs cherchent à rester au-dessus du salary cap pour conserver leur flexibilité à 223 millions, plutôt que de redescendre sous les 200. Cela signifie qu’ils doivent idéalement récupérer un contrat multi-années, ou un joueur avec une option que le club pourra contrôler.

Une équation plus complexe qu’il n’y paraît

Remplacer De’Andre Hunter par mieux, au même tarif, sur le même poste, à ce moment de la saison, n’est pas impossible. Mais ce n’est ni simple, ni évident.

Entre un rendement décevant sur le terrain, une valeur d’échange déclinante, et un contexte contractuel verrouillé, les Cavaliers doivent faire preuve de lucidité. La situation ne pousse pas à une décision précipitée, mais à une évaluation rigoureuse des options.

L’objectif reste de stabiliser le groupe sans compromettre les équilibres collectifs et financiers construits depuis deux ans.

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