Une démonstration de force après la tempête
Après trois défaites contre les Spurs cette saison, dont une le soir de Noël, la franchise d’OKC avait vu sa dynamique brisée. Les rumeurs enflaient, les critiques pleuvaient. Et puis… Shai Gilgeous-Alexander est monté sur scène.
34 points, 5 rebonds, 5 passes, 4 contres : l’arrière All-Star a envoyé un signal à toute la ligue. Non seulement le Thunder a corrigé San Antonio, mais il l’a fait sans deux titulaires : Isaiah Hartenstein et Lu Dort. Et avec SGA au repos dans le quatrième quart-temps.
Une rivalité en train de virer à la haine
San Antonio pensait avoir pris le dessus sur Oklahoma City avec ses trois victoires consécutives en décembre. Victor Wembanyama, de retour comme titulaire, a tenté d’intimider Chet Holmgren dès les premières minutes avec deux dunks.
Mais la suite a tourné à la correction publique.
Les Spurs ont été étouffés : seulement 40 % de réussite au tir, 11 pertes de balle, et une défense d’OKC qui a tourné à la machine à blocs : 11 contres, 7 interceptions. De l’autre côté du terrain ? 52 % de réussite pour le Thunder, et un troisième quart-temps dévastateur : 40-24.
Jalen Williams (20 pts), Alex Caruso (13 pts) et Anthony Mitchell (11 pts) ont tous participé à l’orgie offensive. Holmgren, lui, a souffert offensivement (8 pts seulement), mais a dominé aux rebonds (10) et à la protection du cercle (3 contres).
Shai refroidit l’emballement : « un match comme un autre »
Malgré l’ambiance électrique, Gilgeous-Alexander a calmé le jeu après la rencontre :
« Ce n’était pas notre Super Bowl. Juste un match dans une saison de 82. »
Une déclaration qui détonne, surtout après l’humiliation des dernières semaines. Mais le message est limpide : OKC regarde plus loin que janvier, et n’a pas oublié les Finales NBA.
Wembanyama et Castle limités malgré un sursaut
Chez les Spurs, Stephon Castle termine meilleur marqueur (20 pts), mais il a aussi perdu 5 ballons. Wembanyama, bien que volontaire, a été contenu : 17 points, 7 rebonds, 1 seul contre.
Le duo avait dominé lors des premiers affrontements, mais cette fois, ils ont été renvoyés sur le banc avec une leçon de basket. L’adresse des Spurs a sombré, leur défense a explosé, et leur statut de potentiel rival à l’Ouest prend l’eau.
Une revanche explosive en vue
Le prochain rendez-vous entre les deux équipes est déjà coché : le 4 février à San Antonio. Si ce match n’était « pas un Super Bowl » pour OKC, on imagine que le prochain aura tout d’une finale de conférence déguisée.
La NBA espère une série de playoffs entre ces deux franchises. Nous aussi.
Et vu la tension qui monte… ça pourrait bien exploser.





