Un départ canon des Spurs… avant le grand effondrement
Les Spurs ont démarré comme une fusée. 16-0 d’entrée, des Wolves tétanisés, un Wembanyama ultra dominateur, et une équipe de San Antonio qui semblait en total contrôle. À la pause, l’écart était de +13 (55-42). Dans le troisième quart, l’écart grimpe à +19, et Minnesota est dos au mur.
Mais dès que Wemby sort, tout bascule. Donte DiVincenzo enflamme la salle avec plusieurs actions clutch, Naz Reid arrose derrière l’arc, et les Wolves reviennent dans le game.
Edwards réveillé, Randle clutch, et un hold-up à la maison
Invisible pendant trois quarts-temps, Anthony Edwards surgit dans le money time. Un fadeaway, un drive ligne de fond, puis un runner décisif à 16,8 secondes du buzzer. Pendant ce temps, Julius Randle, auteur de 15 points, fait taire les critiques sur sa défense en neutralisant Wembanyama dans les ultimes secondes.
Le dernier tir du Français, pourtant à 16 pieds, tape l’arceau. De’Aaron Fox rate la dernière prière. Game over. Minnesota exulte, San Antonio explose.
Wembanyama surclasse Gobert mais finit frustré
Le duel tant attendu a bien eu lieu : Wembanyama (29 pts, 7 reb, 3 stl) a tout simplement écrasé Rudy Gobert (2 pts, 14 reb). Meilleur scoreur du match, le prodige français a aussi enchaîné les highlights, profitant des fautes et d’un flagrant de Gobert pour aligner 4 lancers d’affilée.
Mais les fautes (5) et l’intensité physique de Randle l’ont freiné dans le dernier acte. Son dernier tir raté symbolise un match qu’il aurait pu, et peut-être dû, tuer.
Les Spurs se sabordent encore… la faute à qui ?
Avec 31 points marqués dans le 1er quart puis seulement 18 dans le 4e, San Antonio s’est littéralement éteint. Des choix discutables, des pertes de balle, et surtout une incapacité à tenir le ballon sous pression.
Le coaching de Mitch Johnson questionne : pourquoi sortir Wemby quand il écrase tout ? Pourquoi laisser Castle sur le banc alors qu’il avait 5 passes décisives ? Et que dire de cette incapacité à défendre les shooters de Minnesota ?
Les Wolves s’accrochent dans la course à l’ouest
Avec cette victoire, Minnesota (26-14) continue son ascension, surtout depuis Thanksgiving (16-6). Même sans Chris Finch, malade, les Wolves ont trouvé les ressources pour s’imposer, portés par leur intensité défensive et un banc décisif.
Les Spurs, eux, chutent à 27-12 mais doivent vite se remettre : un duel capital contre Oklahoma City les attend dès mardi.
San Antonio menait de 19 points. Wembanyama était au-dessus de tout le monde. Et pourtant, les Spurs repartent les poches vides. Cette défaite, face à un rival direct à l’Ouest, pourrait peser lourd dans la course au top.





