Une performance historique face à Cleveland
Sur un fadeaway en plein quatrième quart-temps contre les Cavaliers, Ant a validé une étape majeure. Le score final (131-122) n’était presque qu’un détail dans une soirée où l’histoire s’est écrite. Devant son public, le n°5 des Wolves a terminé avec 25 points, 9 passes et 7 rebonds, dans une démonstration collective avec des records de saison au tir pour son équipe (57 % au global, 53 % à trois points).
Une précocité qui le place dans la cour des très grands
À seulement 24 ans passés, Anthony Edwards ne se trouve désormais derrière que deux noms : LeBron James (23 ans et 59 jours) et Kevin Durant (24 ans et 33 jours). Un club très fermé, où l’on retrouve également Kobe Bryant, Luka Doncic, Tracy McGrady et Carmelo Anthony — tous membres du cercle prestigieux des joueurs à 10 000 points avant 25 ans.
C’est cool, mais j’ai encore beaucoup à faire
Anthony Edwards
L’intéressé a même confié qu’il aurait préféré ne pas dépasser Kobe si vite.
Je suis un peu dégoûté d’être passé devant lui. J’aurais dû attendre cent jours de plus.
Anthony Edwards
Une trajectoire ultra-rapide… mais logique
Drafté en première position en 2020, Edwards a atteint ce cap en 412 matchs, ce qui le place 28e plus rapide de l’histoire, et 7e parmi les joueurs actuellement en activité. Devant lui, des machines comme Doncic (358 matchs), LeBron (368), Embiid (373), Durant (381), Trae Young (390) ou encore Donovan Mitchell (410).
Chez les Timberwolves, seuls Kevin Garnett et Karl-Anthony Towns avaient franchi ce seuil avant lui. Un trio désormais inscrit dans l’histoire de la franchise.
Le scoring dans le sang depuis le début
Chris Finch, son coach, se souvient encore de la première étincelle.
Dès son premier match à 40 points en rookie à Phoenix, on savait.
Chris Finch
La suite a confirmé ces promesses. Depuis ses débuts à 19 ans, Edwards n’a cessé de progresser. À tel point qu’il est déjà considéré comme le leader naturel de Minnesota.
Avec deux Finales de Conférence à son actif, l’arrière démontre qu’il ne se contente pas d’empiler les points. Il commence à écrire une véritable histoire collective avec son équipe.
Le symbole d’un changement d’ère ?
Alors que la NBA cherche ses nouvelles têtes d’affiche, Anthony Edwards coche toutes les cases : talent, charisme, régularité. Sa capacité à performer sur la durée, à rester en bonne santé, et à hausser son niveau en playoffs fait de lui une figure montante crédible parmi les visages de la ligue pour la décennie à venir.
Les comparaisons avec Kobe, LeBron ou KD vont continuer de pleuvoir. Mais le plus impressionnant reste peut-être sa façon de gérer cette pression. Avec calme, ambition, et ce petit sourire de celui qui sait qu’il n’en est qu’au début.





