Choke and Clutch » Cleveland Cavaliers : solutions concrètes pour relancer la saison

Cleveland Cavaliers : solutions concrètes pour relancer la saison

Cleveland Cavaliers : solutions concrètes pour relancer la saison

Après une saison 2024-2025 conclue en tête de la Conférence Est, les Cleveland Cavaliers traversent une campagne 2025-2026 nettement plus irrégulière. Sans être en chute libre, la franchise de l’Ohio peine à maintenir le niveau attendu et se retrouve aujourd’hui engluée dans le ventre mou de l’Est, loin de ses ambitions initiales.

Blessures, manque de cohésion et une attaque en panne

Le premier problème des Cavaliers cette saison reste la fragilité de leur collectif, largement causée par les blessures, mais pas uniquement. Cleveland a très rarement évolué avec un effectif stable, ce qui a profondément perturbé les rotations et empêché la création d’automatismes durables. Les chiffres illustrent parfaitement ce manque de continuité : Darius Garland n’a disputé que 21 matchs sur 37, Jarrett Allen 25, Sam Merrill 19 et Lonzo Ball 27.

Le retour tardif de Garland, suivi par la blessure au doigt d’Allen, le mollet d’Evan Mobley ou encore l’absence prolongée de Max Strus, ailier titulaire dont l’impact ne se mesure pas toujours dans les statistiques mais qui joue un rôle clé dans la fluidité offensive, ont constamment obligé Kenny Atkinson à bricoler. Résultat : une équipe capable d’excellents matchs isolés, mais incapable d’enchaîner sur la durée.

Une adresse à trois points en chute libre

Au-delà des blessures, le vrai point noir de la saison est l’adresse extérieure. Là où Cleveland avait surperformé l’an passé, la réalité est plus brutale cette saison : les tirs à trois points ne rentrent plus. Surchauffe en 2024-25, retour à la moyenne, voire en dessous, en 2025-2026.

Certains cas sont particulièrement révélateurs. Evan Mobley, plus agressif offensivement, affiche toujours des difficultés majeures à la finition, notamment avec environ 50% aux lancers francs, ce qui freine son impact. Le recrutement de Lonzo Ball pose aussi question : s’il reste un défenseur sérieux, il est tout simplement incapable de sanctionner offensivement, au point d’être l’un des pires shooteurs de la ligue cette saison. Ce déficit de spacing plombe directement l’attaque.

Des choix de rotation qui interrogent

Les difficultés sont accentuées par des choix de rotation parfois difficiles à comprendre. Kenny Atkinson a longtemps insisté avec Lonzo Ball, notamment dans le deuxième quart-temps, alors que Craig Porter Jr. ou Tyrese Proctor apportent objectivement plus de solutions offensives, sans être des plots en défense.

Même constat avec De’Andre Hunter, forcé en tant que titulaire malgré des performances très faibles. Depuis son passage sur le banc, son rendement s’est nettement amélioré, ce qui pose la question de son utilisation initiale. Ces ajustements tardifs ont contribué à un deuxième quart-temps souvent catastrophique, lorsque les titulaires soufflent et que le banc se fait systématiquement punir.

Difficultés marquées à l’extérieur

Autre point noir de la saison : les performances loin de la Rocket Arena. Cleveland affiche un bilan négatif à l’extérieur, avec 7 victoires pour 8 défaites, un ratio insuffisant pour une équipe visant le haut du classement.

Face à des équipes physiques et bien organisées, les Cavaliers ont souvent manqué d’impact et d’agressivité, laissant filer des matchs pourtant abordables. Cette incapacité à voyager efficacement pèse lourdement dans la course au top 3 de la Conférence Est.

Une défense désorganisée et vulnérable en transition

Historiquement pilier du projet, la défense des Cavaliers est en net recul. Cleveland n’est que 12ᵉ NBA au classement des points encaissés, un chiffre très éloigné des ambitions affichées. Les Cavs ont tenté de compenser certaines lacunes, notamment au rebond offensif, mais ces expérimentations se retournent souvent contre eux.

Le problème est clair : en cherchant à forcer des secondes chances, l’équipe se fait systématiquement sanctionner en contre-attaque, à cause de replis défensifs insuffisants. Cette désorganisation explique en partie les 14,7 points concédés par match sur secondes chances, et accentue la perte d’identité défensive, surtout lorsque Mobley ou Allen sont absents.

Quelles solutions pour relancer la dynamique ?

À court terme, la priorité reste la gestion de la santé de l’effectif. Une meilleure maîtrise des minutes et de la charge de travail est indispensable pour retrouver une stabilité minimale. Sur le plan tactique, Cleveland doit réaffirmer ses principes défensifs, mieux protéger le cercle collectivement et adapter ses schémas lorsque les titulaires sont absents. Offensivement, davantage de responsabilités doivent être confiées aux joueurs secondaires, notamment à l’extérieur, pour soulager Donovan Mitchell et Darius Garland. Mais pour franchir un cap, la franchise pourrait également envisager des ajustements ciblés via le marché des trades.

Trades réalistes pour améliorer l’effectif des Cavs

Contexte important : Cleveland est au-dessus de la luxury tax, ce qui impose des trades équilibrés financièrement, sans absorber de gros contrats supplémentaires.

1. Herb Jones : Défense et polyvalence

Pourquoi ?
Herb Jones est l’un des meilleurs défenseurs extérieurs de la NBA. Il apporterait immédiatement de la pression sur les lignes arrières adverses et renforcerait la cohérence défensive aux côtés de Mitchell et Garland. Un apport immédiat en défense et en fiabilité, sans bouleverser le cœur du projet.

Trade type :

  • Cavs reçoivent : Herb Jones (13,937,574$)
  • Pelicans reçoivent : Sam Merrill (8,482,144$), Thomas Bryant (3,287,409$), Jaylon Tyson (3,492,480$), pick de 1er tour

Malik Monk : Scoring instantané

Pourquoi ?
Monk est un scoreur explosif capable de dynamiter un match en sortie de banc. Il offrirait une solution offensive crédible lorsque Mitchell souffle ou est ciblé défensivement. Plus de punch offensif, au prix d’un pari défensif assumé.

Trade type :

  • Cavs reçoivent : Malik Monk (18,797,619$)
  • Kings reçoivent : De’Andre Hunter (23,303,571$) + picks de 2ᵉ tour

3. Simone Fontecchio : Spacing intérieur

Pourquoi ?
Lorsque Mobley et Allen sont alignés ensemble, le spacing devient problématique. Fontecchio apporterait une menace extérieure depuis le poste intérieur. Un stretch utile, peu coûteux, et compatible avec l’équilibre salarial.

Trade type :

  • Cavs reçoivent : Simone Fontecchio (8,307,692$)
  • Blazers reçoivent : Dean Wade (6,623,456$) + picks de 2ᵉ tour

Quand est-il de l’équilibre financier des Cavs après ces trades ?

Oui les Cleveland Cavaliers n’ont pas une grande marge de manœuvre avec la luxury tax et le second apron, mais les idées de trades permettent de bouger sans augmenter de nouveau les finances des Cavs.

  • Total des salaires des nouveaux joueurs : 41 042 885$
  • Total des salaires des joueurs échangés : 45 189 150$

Alors il faut faire quoi à Cleveland ?

Les Cleveland Cavaliers ne sont pas en crise profonde, mais les chiffres montrent clairement qu’ils évoluent en dessous de leur potentiel réel. Les blessures, les difficultés à l’extérieur et la perte d’identité défensive expliquent largement leur recul au classement.

Avec une meilleure continuité, quelques ajustements tactiques et un ou deux trades intelligents et ciblés, Cleveland possède encore les armes pour se repositionner comme une équipe dangereuse en playoffs à l’Est, plutôt qu’un simple candidat au play-in.