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Keldon Johnson sacré Sixième Homme de l’Année 2026

Le Sixième Homme de l'Année, c'est plus qu'un trophée pour remplaçant de luxe. C'est la récompense de celui qui accepte un rôle ingrat, il ne brille pas comme titulaire; mais il le fait avec une telle efficacité qu'il finit par peser sur des matchs depuis le banc. En 2026, ce joueur-là, c'est Keldon Johnson.
Keldon Johnson est le 6e homme de l'année

De titulaire à remplaçant, un choix assumé

Il y a trois ans, Keldon Johnson tournait à plus de 22 points par soir avec les San Antonio Spurs. Un titulaire en puissance. C’est Gregg Popovich qui l’a convaincu de passer sur le banc pour booster la second unit texane. Pas évident à avaler quand on est dans la fleur de l’âge et que les stats vous donnent raison. Mais KJ a joué le jeu. Et franchement, bien lui en a pris.

Les chiffres qui ont convaincu les votants

Cette saison, Johnson sort du banc pour aligner 13,2 points, 5,4 rebonds et 1,4 passe de moyenne en seulement 23 minutes par soir, à 52% au shoot dont 36% à trois points. Deuxième remplaçant le plus prolifique de la ligue au scoring et au rebond. Et il a joué les 82 matchs de la saison régulière, sans en manquer un seul.

Jaime Jaquez Jr. (Heat) termine deuxième avec de meilleures moyennes brutes. Mais il joue cinq minutes de plus par soir. Et son équipe a remporté 29 matchs de moins que les Spurs. C’est là que le débat s’ouvre.

Performance collective et vote individuel : le débat de chaque printemps

La question revient chaque année. Est-ce qu’on doit tenir compte des victoires de l’équipe dans un award individuel ? Je comprends les deux camps. Mais quand l’écart au classement est aussi énorme, difficile de l’ignorer totalement. Le vote l’a tranché clairement : 404 points pour Johnson (dont 63 premières places), 331 pour Jaquez Jr. (34 premières places) et seulement 45 pour Tim Hardaway Jr..

Keldon Johnson, l’identité Spurs incarnée

Il est à San Antonio depuis sept ans. C’est le joueur le plus ancien de l’effectif et le plus ancré dans la culture locale : il s’habille aujourd’hui comme un cow-boy, vit dans un ranch avec des chevaux, des vaches, des chèvres et des poules. Pas un personnage construit pour les réseaux sociaux, juste quelqu’un d’authentique qui est tombé amoureux d’une ville.

Ce trophée le place dans une compagnie exclusive. Avant lui, un seul Spur avait décroché ce titre : Manu Ginobili en 2008. Ce n’est pas une coïncidence si les deux incarnent aussi bien l’identité de la franchise.

Et pendant que KJ ramasse son trophée, son coéquipier Victor Wembanyama venait de décrocher le DPOY à l’unanimité deux jours plus tôt. San Antonio commence à collectionner les récompenses de fin de saison.

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