Un match en feu, une équipe au bord de l’implosion
Avant même le coup d’envoi, Indiana traînait une série noire devenue presque grotesque : 13 matchs sans gagner, une défense absente, une équipe amputée de plusieurs cadres, et un coach sous pression. Face à eux, des Hornets irréguliers mais valeureux, portés par un LaMelo Ball incandescent (33 points, 8 passes)… en sortie de banc.
Mais ce soir-là, les Pacers ont refusé de mourir. Portés par un Pascal Siakam monumental (30 points, 14 rebonds) et un T.J. McConnell clutch à souhait (23 points, 8 passes), Indiana a tenu bon. Et surtout, a frappé fort quand il fallait.
Une fin de match totalement dégénérée
Les dernières secondes ont viré à la folie pure. Il reste 11,5 secondes. Indiana est mené. Siakam prend les choses en main, fonce au cercle, lay-up en force : 113-112 pour les Pacers. Charlotte engage… et c’est là que McConnell surgit comme un voleur, intercepte sous le cercle, relance. Fautes, lancers, panique. Ben Sheppard envoie un sur deux. Il reste 8 secondes. Charlotte a une balle de match.
Sauf que rien ne se passe comme prévu. La dernière possession des Hornets se désintègre en direct. Collin Sexton tente un tir à mi-distance… court, sur le cercle, rebond mal géré, buzzer. Explosion de joie côté Pacers. Effondrement côté Hornets.
Brandon Miller éjecté, LaMelo sur le banc : la soirée de trop à Charlotte
La soirée a viré au chaos total pour les Hornets. Déjà privés de LaMelo Ball dans le cinq de départ, une décision controversée de Charles Lee pour « gérer l’usure » du meneur, Charlotte a perdu pied en deuxième mi-temps.
Pire encore : Brandon Miller a été éjecté au cœur du 3e quart-temps pour contestation excessive. Six petits points et des nerfs à fleur de peau. Ajoutez à ça un coaching flou, des systèmes brouillons dans le money-time, et une défense absente sur les dernières possessions… et voilà comment un match quasi-gagné devient un carnage émotionnel pour les fans.
Rick Carlisle : de la galère au Graal en 11 secondes
Il était coincé à 999 victoires depuis le 8 décembre. Un mois de galères, de blessures, de déroutes et de frustration, pour un coach considéré comme une légende. Et voilà que la 1 000e tombe enfin, dans le chaos, la sueur et la folie.
Rick Carlisle devient ainsi le 13e coach de l’histoire NBA à atteindre ce cap mythique. Ce même coach qui a tout connu : champion NBA avec Dallas en 2011, finaliste avec Indiana en 2025, viré par la franchise en 2007… puis revenu pour reconstruire. Cette nuit, c’est l’histoire qui s’est refermée sur une victoire inespérée.





