Un retour réussi sous surveillance
Pour son retour à la compétition après une gestion physique minutieuse, Victor Wembanyama a brillé. Face à Memphis, le Français a inscrit 30 points en seulement 21 minutes, affichant une efficacité immédiate. Malgré cela, le staff texan a maintenu sa restriction de temps de jeu, le laissant sur le banc lors des dernières minutes, alors que l’équipe perdait son avance.
L’entraîneur Mitch Johnson a justifié cette décision en conférence de presse, rappelant que la priorité des Spurs reste la santé à long terme de leur joueur.
Notre rôle, en tant qu’organisation, est parfois de le protéger de lui-même
Mitch Johnson
Il a insisté sur la nécessité d’un équilibre permanent entre compétitivité immédiate et préservation physique.
Une prudence assumée par l’encadrement
Depuis le début de saison, San Antonio adopte une ligne de conduite constante. Après une blessure au mollet, Wemby avait déjà été retiré du cinq majeur pendant plusieurs semaines. Cette approche conservatrice pourrait impacter son éligibilité à certains trophées individuels, en raison de la règle des 65 matchs minimum imposée par la NBA.
Le club assume pleinement ce choix. Pour Johnson, « Victor a 22 ans, cette équipe est au début de son parcours », et le développement de ce projet commun doit primer sur les performances immédiates.
Des tensions perceptibles sur le terrain
Si l’encadrement prône la patience, le joueur, lui, affiche une forme de frustration croissante. Après une nouvelle défaite face à Memphis, la quatrième en six matchs contre des équipes au bilan inférieur, Wembanyama a pris la parole.
Nous jouons au niveau de nos adversaires !
Nous pouvons regarder tout le monde dans les yeux, mais parfois nous devrions simplement écarter nos adversaires.
Victor Wembanyama
Le constat est clair : les Spurs manquent de constance dans l’exécution et de rigueur dans les moments décisifs, comme en témoigne cette fin de match à Memphis, perdue dans les deux dernières minutes.
Une équipe encore en construction
L’instabilité des performances collectives s’explique en partie par la jeunesse du groupe. Malgré une série marquante face à Oklahoma City en décembre, l’équipe semble subir un contrecoup mental, avec une intensité en baisse et des matchs mal gérés face à des adversaires abordables.
Les Spurs sont donc dans une phase de maturation collective, où les résultats immédiats alternent avec des séquences d’apprentissage, parfois difficiles à accepter pour un joueur de la dimension de Wembanyama.
Entre vision à long terme et ambition personnelle
Le cas de Wembanyama illustre la complexité de gérer un talent générationnel dans un cadre encore en développement. Si la franchise texane veut construire sur la durée, la compétitivité naturelle du joueur entre parfois en tension avec cette gestion prudente.
Le défi pour San Antonio sera de concilier la préservation de son franchise player avec la nécessité de progresser collectivement. Pour l’instant, les priorités sont affichées : le temps travaille pour Wembanyama… et les Spurs.





