
- Prénom/Nom : Donnie Freeman
- Date de naissance : 14 août 2005
- Postes : Pivot
- Club : Syracuse Orange (NCAA)
- Taille : 2,05 m – 6’9″
- Poids : 93 kg – 205lbs
- Envergure : N/D
Donnie Freeman : le talent est là, l’attitude sera le verdict
On suivait Donnie Freeman depuis l’an dernier, et l’an dernier avait laissé des doutes. Des passages en dilettante, efficace contre les équipes faibles, décevant contre les grandes. Son freshman year avait refroidi beaucoup de monde. Cette saison, ce n’est pas la même histoire. Très bon début de saison, une blessure en décembre, et un retour convaincant depuis. Ce qu’on voit depuis ce retour, c’est un joueur qui a trouvé ses forces, qui en est sûr, et qui s’en sert. 47,4 % au tir sur la saison, c’est le niveau d’un grand intérieur efficace. Et ce qu’il fait offensivement commence vraiment à ressembler à quelque chose.
Il s’est trouvé offensivement : fadeaway, shoot extérieur, il ressemble à Jabari Smith Jr.
C’est la progression la plus visible de cette saison. Contrairement à ce qu’on anticipait pour lui, il vit de plus en plus loin du cercle. Et ça lui va bien. Il peut shooter de loin, exécuter un fadeaway propre, et finir au cercle quand il le décide. La comparaison qui me vient cette saison, c’est Jabari Smith Jr. dans le jeu offensif : un grand avec du stretch, capable de scorer aux différents niveaux, qui s’est trouvé une identité offensive basée sur la distance plutôt que sur la puissance dans la raquette. Il ne s’est pas encore rempli physiquement, mais sa mobilité s’est améliorée cette saison, et ça compense largement. 47,4 % au tir pour ce profil avec ce volume, c’est solide. Et surtout, il est beaucoup plus sûr de ses forces cette saison. Ça se voit dans les décisions : il prend les bons tirs, il évite les mauvaises situations. Ce n’était pas le cas l’an dernier.
Le contre progresse, l’IQ défensif commence à suivre : c’est le signal qu’on attendait
L’an dernier, il était à 0,4 contre par match. Cette saison, c’est 0,9. Presque du double. Et la progression ne vient pas d’un coup de chance ou d’un meilleur positionnement mécanique : elle vient d’une meilleure compréhension du rôle. Il commence à sentir quand sortir, quand rester, quand risquer le contre. Ce n’est pas encore parfait, l’IQ défensif prend du temps à se construire. Quand il joue ailier fort, la mobilité latérale est encore un chantier. Quand il joue 5, c’est souvent compliqué. Mais on voit quelqu’un qui travaille à comprendre ses limites, et qui ne fuit plus le côté défensif comme l’an dernier. La direction est bonne. Il lui faudra encore du temps, mais la direction est bonne.
L’attitude dilettante est encore là : bon contre les petits, mauvais contre les grands
C’est le doute central sur ce dossier, et il faut le nommer. L’an dernier, il affichait des passages en dilettante qui pesaient sur ses sorties importantes. Cette saison, c’est moins prononcé. Mais le pattern existe encore : il performe mieux contre les équipes faibles, il peut disparaître quand le niveau monte. 2,5 ballons perdus par match pour un intérieur qui n’est pas porteur de balle, c’est trop. Ça vient de là : des moments de relâchement, des décisions moins propres quand l’intensité monte. En NBA, les équipes faibles n’existent pas de la même façon. Et pour qu’il devienne l’ailier fort capable de scorer sur tout le monde ou le pivot versatile qu’on imagine, cette version-là devra disparaître. C’est le seul vrai verdict sur lui pour l’instant : s’il s’endurcit, le plafond est haut. S’il ne le fait pas, les outils ne serviront à rien.
Comme Kel’El Ware avant lui : le freshman year va le faire sous-coter, et c’est une erreur
Je vais faire la comparaison parce qu’elle s’impose. Kel’El Ware avait eu un freshman year décevant, le monde l’avait remodelé mentalement vers le bas, et il s’est révélé être exactement le joueur qu’on espérait avec un peu plus de maturité. Je pense que Donnie Freeman est dans le même schéma. Le freshman year a refroidi du monde, il descend dans les boards, et l’équipe qui va le drafter au bon rang va s’en féliciter dans deux ou trois ans. Les outils sont là : la taille, le stretch, la mobilité améliorée, le sens offensif qui se développe. Ce n’est pas un projet à potentiel théorique. C’est un joueur en développement réel, avec des pièces qui s’assemblent. L’attitude devra suivre. Mais sur les qualités pures, il y a clairement quelque chose à construire.
Statistiques NCAA 2025-26 de Donnie Freeman
| Statistique | Par match |
|---|---|
| Points | 16,5 |
| Rebonds | 7,2 |
| Passes décisives | 1,3 |
| % au tir | 47,4 % |
| % à 3 points | 30,2 % |
| % aux lancers-francs | 76,7 % |
| Interceptions | 0,8 |
| Contres | 0,9 |
| Ballons perdus | 2,5 |
Verdict : #32 de notre big board 2026
Je le place 32e en sachant qu’il sera sous-coté dans cette draft, et j’assume ce jugement. 47,4 % au tir, une progression au contre, un arsenal offensif qui ressemble de plus en plus à Jabari Smith Jr. L’attitude est le vrai point d’interrogation, et elle se verra en NBA si elle n’évolue pas. Mais comme Kel’El Ware, le talent ici dépasse largement ce que le freshman year laissait entrevoir. Pour une franchise patiente qui cherche un ailier fort ou pivot versatile avec du stretch et un sens offensif réel, c’est la bonne valeur à ce rang.





