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Isaiah Evans : Scouting Draft NBA 2026

Isaiah Evans pointe à la 27e place de notre big board. Poste 2 voire 3 à Duke, très longiligne encore frêle, un corps qui fait penser à Brandon Ingram. Et comme Ingram, il commence à comprendre comment utiliser ce gabarit. Il défend déjà très bien pour son poste. Il a une bonne adresse extérieure, et il commence à ajouter la finition intérieure. Ce qui m'intéresse le plus pour sa projection NBA, c'est son jeu sans ballon : il pose de bons écrans, il se place dans l'espace, il se propose au porteur de balle. Le rôle est déjà en train
Isaiah Evans
  • Prénom : Isaiah Evans
  • Date de naissance : 6 décembre 2005
  • Postes : Arrière
  • Club : Duke Blue Devils (NCAA)
  • Taille : 1,98 m – 6’6″
  • Poids : 81,6 kg – 180lbs
  • Envergure : N/D

Isaiah Evans : le corps d’Ingram et les atouts qui projettent en NBA

Ce qui frappe d’abord quand on regarde Isaiah Evans à Duke, c’est le physique. Très longiligne, encore frêle, mais avec une longueur qui lui permet de faire des choses que d’autres à ce gabarit ne font pas encore. 0,6 contre par match pour un arrière, c’est le signe d’un joueur qui utilise ses bras et son envergure de façon intelligente. Et dans le jeu sans ballon, il y a quelque chose qui ne s’invente pas : il comprend comment se rendre disponible, comment créer de l’espace, comment être utile même quand il n’a pas le ballon en main. Pour un joueur 3&D en construction, ces atouts sont la fondation.

Le corps à la Brandon Ingram : longiligne, encore frêle, mais déjà utile des deux côtés

La comparaison qui s’impose quand on le regarde, c’est Brandon Ingram. Même physique longiligne, encore frêle, qui doit encore muscler. Et comme Ingram dans ses premières saisons, il s’en sert mieux qu’on ne l’attendrait. Sa longueur lui permet de créer des angles inattendus, de finir au cercle malgré une explosivité qui reste dans la moyenne. Elle lui permet aussi de défendre sur plusieurs postes sans se faire dominer physiquement. Il n’a pas encore le corps pour imposer sa puissance, mais il a la longueur pour compenser. Et cette longueur, ça se travaille autour, pas en dehors.

36,2 % à 3 points et il finit maintenant dedans : l’adresse des deux zones progresse

La base offensive est l’adresse extérieure, et elle est déjà là. 36,2 % à 3 points sur la saison, c’est un chiffre honnête qui dit que la menace est réelle. 85,7 % aux lancers-francs confirme que la mécanique de tir est solide. Et cette saison, il commence à ajouter autre chose : il drive et finit à mi-distance ou au cercle. Sa longueur l’aide beaucoup dans cette finition, elle lui permet de trouver des angles que les défenseurs ne peuvent pas fermer complètement. 43,4 % au tir pour un profil qui étoffe son jeu offensif, c’est raisonnable. Mais il y a un point de vigilance : quand il a le ballon en main, le jeu peut être un peu trop chargé. La qualité de dribble est encore dans la moyenne, l’explosivité aussi. Il mériterait d’épurer, de simplifier, de faire confiance à ce qui fonctionne déjà plutôt que de chercher à créer ce qu’il n’a pas encore.

0,6 contre par match pour un arrière : les efforts défensifs ne sont pas cosmétiques

C’est le chiffre qui arrête sur ce dossier quand on le voit pour la première fois. 0,6 contre par match pour un arrière, c’est anormal. Il utilise sa longueur de façon active, il conteste les tirs, il est dans les bonnes positions pour impacter. Ce n’est pas de la présence passive, c’est du travail. Il fait les efforts défensifs, il est actif, il se donne sur ce côté du terrain. 0,7 interception confirme qu’il lit aussi le jeu de loin. Pour un profil en construction à ce poste, voir la défense engagée à ce niveau est un signal fort. Il a les outils physiques pour devenir un défenseur sérieux, et l’envie est là.

Le jeu sans ballon est sa vraie arme de projection : écrans, espace, disponibilité

C’est ce qui m’intéresse le plus dans ce dossier pour sa projection en NBA. Isaiah Evans pose de bons écrans, parfois loin du ballon, ce qui dit qu’il a compris que son utilité ne se limite pas à quand il touche la balle. Il vient se positionner dans les espaces libres, il se propose au porteur de balle, il crée des décisions difficiles pour la défense par son positionnement seul. Ce type d’intelligence du jeu sans ballon, ça ne s’enseigne pas facilement. 1,1 ballon perdu par match : il ne force pas, il attend, il choisit bien. Et pour le rôle qui devrait être le sien en NBA, celui du grand ailier qui se déplace sans le ballon, qui pose des écrans utiles et qui n’encombre pas la création des autres, c’est exactement ce qu’il faudra.

Statistiques NCAA 2025-26 d’Isaiah Evans

StatistiquePar match
Points15,2
Rebonds3,3
Passes décisives1,3
% au tir43,6 %
% à 3 points36,2 %
% aux lancers-francs85,7 %
Interceptions0,7
Contres0,6
Ballons perdus1,1

Verdict : #27 de notre big board 2026

Je le place 27e et je vois clairement lerôle NBA. Longiligne avec un corps à développer, bonne adresse extérieure, 0,6 contre pour un arrière, et un jeu sans ballon qui comprend déjà comment se rendre utile sans la balle en main. Les limites sont là aussi : la qualité de dribble et l’explosivité sont dans la moyenne, et il devra épurer son attaque balle en main plutôt que de forcer ce qu’il n’a pas encore. Mais le profil du grand ailier intelligent, qui se déplace, qui défend avec ses bras et qui comprend le jeu collectif, c’est un profil NBA réel. Et lui a les atouts pour le remplir.

Les highlights d’Isaiah Evans

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