- Bilan de la saison dernière : 37 victoires – 45 défaites, 10e de la Conférence Ouest, élimination au Play-In
- Les mouvements : Départs : Les départs et arrivées de l’été des Golden State Warriors
- Le 5 majeur : Stephen Curry – Brandin Podziemski – Gui Santos – Draymond Green – Kristaps Porzingis
- Le banc : Jimmy Butler – De’Anthony Melton – Yaxel Lendeborg – Brandon Williams – Moses Moody – Gary Payton II – Georges Niang – Al Horford – Will Richard – Charles Bassey – LJ Cryer – Malevy Leons
- Notre pronostic pour cette saison : 39 victoires – 43 défaites, 9e de la Conférence Ouest, Play-In.
Il fut un temps où Golden State entrait dans une saison en se demandant combien de séries de playoffs il faudrait gagner avant de retrouver les Finales. Désormais, les Warriors regardent d’abord le calendrier.
La saison dernière a probablement donné un aperçu de ce qui les attend. Golden State était à 25-19 lorsque Jimmy Butler s’est rompu le ligament croisé antérieur du genou droit en janvier. Derrière, les Warriors ont terminé à 37-45 et ont encore échoué au Play-In. Butler n’a disputé que 38 rencontres, tandis que Stephen Curry a lui aussi connu une saison largement perturbée par son genou droit.
Et le compteur continue de tourner. Curry a 38 ans. Draymond Green en a 36. Al Horford, 40. Butler vient d’en avoir 37 et, fin août, il n’était toujours pas proche d’un retour à la compétition après son opération du LCA. Moses Moody poursuit de son côté sa rééducation après une rupture du tendon rotulien gauche.
Golden State n’a donc pas seulement une saison à réussir. Il faut d’abord éviter qu’elle ne soit déjà en train de lui échapper lorsque Jimmy Butler reviendra.

Les Warriors peuvent-ils survivre jusqu’au retour de Jimmy Butler ?
Le problème est assez simple : Golden State ne possède personne capable de remplacer réellement Butler.
Avant sa blessure, l’ailier tournait à 20 points, 5,6 rebonds et 4,9 passes à 51,9 % au tir. Mais son importance dépassait le scoring. Butler donnait aux Warriors un créateur capable d’attaquer une défense installée, de provoquer des fautes et surtout de fabriquer quelque chose lorsque le mouvement collectif ne suffisait plus.
Sans lui, Golden State va devoir distribuer cette responsabilité.
C’est là que la titularisation de Brandin Podziemski prend tout son sens. Le guard sort d’une fin de saison encourageante et avait notamment tourné à 18,1 points avec 47,5 % de réussite sur sa dernière portion de saison, lorsque les blessures avaient augmenté son volume offensif. À 23 ans, il n’est plus simplement le jeune connecteur chargé de récupérer les rebonds longs, pousser la balle et prendre les tirs laissés par Curry. Les Warriors ont désormais besoin qu’il crée davantage.
À ses côtés, Gui Santos possède une mission presque opposée. Le Brésilien n’a pas besoin de beaucoup de ballons pour exister. Ses 9,2 points, 3,9 rebonds et 2,3 passes de moyenne la saison passée illustrent plutôt un joueur capable de courir, couper, jouer physique et maintenir la circulation sans réclamer d’isolations. NBA.com l’identifie d’ailleurs parmi les joueurs qui devraient avoir une vraie opportunité en début de saison, même si Yaxel Lendeborg représente une concurrence évidente sur l’aile.
Cette configuration Curry-Podziemski-Santos permet à Golden State de conserver Melton comme arme polyvalente du banc, lui qui aborde enfin la saison sans restriction particulière après avoir tourné à 12,3 points dans un rôle constamment mouvant en 2025-2026. Brandon Williams ajoute également un profil plus agressif balle en main.
Mais personne ne remplace Butler à lui seul.
Le vrai défi consiste donc à additionner suffisamment de solutions pour que Curry n’ait pas à sauver chaque possession pendant plusieurs mois.
Les clés de la saison des Golden State Warriors
Les forces :
- Stephen Curry reste capable de transformer à lui seul le niveau d’une attaque.
- Brandin Podziemski dispose désormais d’une vraie opportunité pour devenir le deuxième créateur du cinq.
- Draymond Green reste le cerveau défensif et l’un des principaux connecteurs du système.
- Porzingis et Horford donnent à Steve Kerr deux intérieurs capables d’étirer le terrain et de protéger le cercle.
- De’Anthony Melton retrouve la saison sans restriction et apporte défense, création secondaire et polyvalence depuis le banc.
- Gui Santos et Yaxel Lendeborg offrent deux profils complémentaires pour absorber une partie des minutes laissées vacantes sur les ailes.
Les faiblesses :
- Jimmy Butler est encore loin d’un retour et aucune date précise ne peut être avancée à ce stade.
- Moses Moody revient d’une rupture du tendon rotulien et son calendrier doit encore être précisé.
- Curry n’a joué que 43 matchs la saison dernière et son genou droit constitue forcément une variable majeure.
- Derrière Curry, aucun créateur n’a encore démontré qu’il pouvait porter durablement une attaque NBA.
- Un cinq avec Gui Santos et Draymond Green peut poser des questions de spacing si les défenses ferment la raquette.
- Curry, Butler, Green et Horford forment un noyau dont l’expérience est immense, mais dont l’âge réduit considérablement la marge d’erreur.
Le joueur à suivre : Yaxel Lendeborg
Pour une équipe qui court après le temps, Golden State a choisi un rookie presque immédiatement appelé à contribuer.
Sélectionné en 11e position après sa saison à Michigan, Yaxel Lendeborg arrive avec l’un des profils les plus faciles à intégrer de cette Draft : taille, mobilité, rebond, défense sur plusieurs postes et capacité à participer au jeu sans monopoliser le ballon. Sa Summer League a renforcé cette impression puisqu’il en a été élu MVP.
Avec notre cinq projeté, Lendeborg ne commence pas devant Gui Santos. Cela ne réduit pourtant pas son importance. C’est même probablement ce qui rend son début de saison intéressant.
Santos apporte davantage de continuité avec le système déjà installé. Lendeborg peut apporter plus de taille, de rebond et de polyvalence défensive. Selon les adversaires, Kerr pourrait donc rapidement naviguer entre les deux. NBA.com les présente déjà comme deux candidats naturels aux minutes disponibles sur l’aile.
Et avec Butler et Moody indisponibles au départ, les Warriors n’ont pas vraiment le luxe d’attendre tranquillement que leur lottery pick apprenne le métier.
Si Lendeborg défend immédiatement au niveau attendu et ne pénalise pas trop le spacing, il peut devenir bien davantage qu’un rookie de rotation. Il permettrait à Kerr de modifier ses lineups, de préserver les vétérans et même de terminer certains matchs avec beaucoup de taille autour de Curry.
S’il a besoin de plusieurs mois pour comprendre les subtilités défensives et offensives de Golden State, Santos devra en revanche absorber une charge beaucoup plus importante.
Quel scénario pour les Golden State Warriors en 2026-2027 ?
Scénario Choke
Le calendrier avance plus vite que les retours. Jimmy Butler reste éloigné des terrains pendant une bonne partie de la saison et Moses Moody ne peut pas reprendre suffisamment vite pour résoudre les problèmes sur les ailes.
Dans le cinq, Podziemski progresse mais pas assez pour devenir un véritable deuxième créateur. Gui Santos apporte son énergie habituelle, mais les adversaires acceptent de l’abandonner davantage pour encombrer les espaces de Curry et Green. Lendeborg, lui, connaît les difficultés normales d’un rookie.
La conséquence est immédiate : Golden State redevient beaucoup trop dépendant de Curry pour générer une attaque de haut niveau.
Melton et Brandon Williams peuvent créer quelques possessions, mais aucun ne transforme durablement la hiérarchie offensive. Porzingis et Horford sont gérés avec précaution. Green doit encore couvrir beaucoup de trous défensivement.
Puis arrive le problème que cette équipe peut le moins se permettre : Curry manque plusieurs semaines.
Les Warriors glissent alors sous les 50 % et abordent le retour éventuel de Butler avec déjà trop de terrain à rattraper. Cette fois, le Play-In lui-même devient un objectif. Et la question autour de Golden State ne concerne plus une dernière course au titre. Elle concerne directement la fin du cycle.
Scénario Clutch
Stephen Curry reste suffisamment disponible pour rappeler qu’il est encore capable de déformer une défense entière. Autour de lui, la nouvelle hiérarchie fonctionne.
Podziemski profite de son rôle de titulaire pour franchir un cap dans la création et devenir une véritable deuxième option balle en main. Santos ne cherche pas à devenir un joueur qu’il n’est pas : il défend, coupe, prend ses tirs ouverts et connecte les possessions. Melton donne de la qualité à la second unit.
Puis Lendeborg accélère le processus. Le rookie défend immédiatement plusieurs postes et permet à Kerr de multiplier les configurations. Certaines soirées, Santos commence. D’autres, Lendeborg termine. Golden State peut ainsi adapter son frontcourt autour de Green, Porzingis et Horford sans demander aux mêmes vétérans de jouer trente-cinq minutes chaque soir.
Les Warriors arrivent alors au cœur de l’hiver proches des 50 %, voire légèrement au-dessus.
Jimmy Butler peut prendre son temps. Lorsqu’il revient, Golden State n’a pas besoin qu’il soit immédiatement le Butler de Miami. Il suffit qu’il apporte sa capacité à provoquer des fautes, créer un tir et soulager Curry.
À ce moment-là, personne ne voudra vraiment croiser cette équipe sur un match couperet. La fenêtre serait petite. Mais elle existerait toujours.
Notre verdict
Le cinq Curry – Podziemski – Santos – Green – Porzingis raconte assez bien la situation de Golden State.
Il possède encore suffisamment d’intelligence collective, de création autour de Curry et de polyvalence pour rester compétitif. Mais il montre aussi tout ce qui manque sans Butler : un ailier capable de créer son propre tir, d’attaquer le cercle et de donner une deuxième certitude offensive à l’équipe.
C’est pourquoi la progression de Podziemski sera aussi importante que l’intégration de Lendeborg ou le rendement de Santos. Les Warriors doivent fabriquer collectivement ce que Butler leur donnait individuellement.
On voit Golden State faire mieux que son 37-45 de la saison dernière, notamment grâce à une rotation plus cohérente et au retour à pleine capacité de Melton. Mais les absences de Butler et Moody, l’âge du noyau et la dépendance toujours immense envers Curry limitent fortement la projection.
Notre projection reste donc de 39 victoires, 43 défaites et une 9e place à l’Ouest. Les Warriors devront encore passer par le Play-In.
Golden State sait toujours comment gagner. Son problème est désormais beaucoup plus simple : tenir assez longtemps pour avoir encore quelque chose à jouer lorsque tout le monde sera revenu.






