
- Prénom/Nom : Amari Allen
- Date de naissance : 26 janvier 2006
- Postes : Ailier
- Club : Alabama Crimson Tide (NCAA)
- Taille : 2,03 m – 6’8″
- Poids : 93 kg – 205 lbs
- Envergure : N/D
Amari Allen : le complément sous-coté qui peut devenir élite
Ce qui m’a frappé en regardant Amari Allen cette saison à Alabama, c’est la compréhension du jeu. Pas un freshman qui cherche ses marques, pas quelqu’un qui force pour se montrer. Il sait ce qu’il est : un ailier qui se déplace bien sans le ballon, qui défend, qui apporte dans les petits détails. 6,9 rebonds par match pour un ailier. 3,1 passes décisives avec un usage limité. Ce sont des chiffres qui racontent quelque chose sur la façon dont il impacte un match au-delà du scoring. Et c’est exactement pour ça que je pense qu’il mérite plus d’attention dans cette draft class.
Le catch & shoot rentre, et il finit dans le trafic, même si ce n’est pas projectable
C’est le premier point offensif positif sur ce dossier. Le catch and shoot est là : la mécanique est propre quand il attrape le ballon en mouvement, et 34,1 % à 3 points sur une saison de freshman, c’est un chiffre honnête. Il n’est pas encore un pur shooter, mais il impose le respect. Dans le trafic, il arrive toujours à trouver le chemin du cercle. Il a du corps, il a la détermination de finir. 44,6 % au tir le confirme : il convertit de façon raisonnable sur le volume. Mais il faut être honnête sur la manière : il a du mal à créer la séparation proprement, et la façon dont il finit ses drives est peu académique. Ce n’est pas quelque chose qui se projettera tel quel en NBA. En revanche, associé à un catch and shoot qui rentre et à la capacité d’aller chercher la ligne des lancers, ça dessine un profil offensif utilisable sans être dominant.
3,1 passes pour un freshman à petit usage : la vision du jeu est sous-cotée
C’est le chiffre qui a confirmé ce que je voyais à l’oeil. 3,1 passes décisives par match pour un freshman qui n’est pas le porteur de balle principal d’Alabama, ça dit quelque chose sur la façon dont il lit le jeu. Il remonte parfois la balle, il comprend les lignes de passe, il sait où donner quand la défense réagit sur lui. Pour un joueur 3&D, avoir cette lecture du jeu collectif est rare et précieux. Ce n’est pas un meneur déguisé. Mais c’est un ailier qui comprend comment faire jouer les autres, et dans un système NBA où on lui demandera précisément ça, cette qualité prend une valeur différente. 1,4 ballon perdu par match : il prend des décisions propres, il n’est pas à risque avec le ballon.
Il défend vraiment bien : c’est la fondation du profil, pas un bonus
Pour construire le dossier Amari Allen, la défense est le point de départ. Il défend vraiment bien, et ce n’est pas juste une phrase de complément pour un profil dont le scoring est limité. Il est actif, il est dans les bons endroits, il a les bases athlétiques pour défendre le 2 et le 3 sans se faire déborder. 1,0 interception par match confirme qu’il lit les lignes de passe. 0,7 contre dit qu’il est présent près du cercle. Et 6,9 rebonds pour un ailier, c’est le signal d’un joueur qui fait le sale boulot, qui se bat sur les écrans, qui ne lâche pas au tableau. C’est la fondation d’un profil de complément élite : la défense est là dès le départ, pas quelque chose à développer.
Quand il se crée son tir, c’est là que ça coince : le plafond est visible
Il faut le dire : quand Amari Allen doit se créer son propre tir, ce n’est pas joli. Il a du mal à créer la séparation suffisante, les moves sont limités, et les décisions offensives balle en main peuvent décevoir. Ce n’est pas le profil d’un joueur qui va prendre le jeu en charge. Et pour être utile en NBA, il devra l’accepter complètement. Le profil du complément élite existe et les équipes en redemandent, mais il exige une acceptation totale du rôle : ne pas chercher à créer quand ce n’est pas là, et apporter sur tout le reste à chaque minute. 73,8 % aux lancers-francs : il convertit de façon raisonnable quand on lui donne les bonnes situations. C’est le niveau d’un joueur qui n’a pas besoin d’être l’option principale pour être utile. La question est de savoir si une franchise saura l’utiliser correctement, et si lui acceptera durablement ce rôle.
Statistiques NCAA 2025-26 de Amari Allen
| Statistique | Par match |
|---|---|
| Points | 11,4 |
| Rebonds | 6,9 |
| Passes décisives | 3,1 |
| % au tir | 44,6 % |
| % à 3 points | 34,1 % |
| % aux lancers-francs | 73,8 % |
| Interceptions | 1,0 |
| Contres | 0,7 |
| Ballons perdus | 1,4 |
Verdict : #29 de notre big board 2026
Je le place 29e ! 6,9 rebonds pour un ailier, 3,1 passes décisives à petit usage, un catch and shoot honnête et une défense qui est là dès maintenant. Il ne crée pas proprement balle en main, et ça ne se projettera pas en NBA : c’est le plafond. Mais pour une franchise qui cherche un joueur de complément capable d’accepter son rôle et de l’occuper à un niveau élevé, ce profil a tout ce qu’il faut. Le talent brut n’est pas l’argument ici. C’est la compréhension du jeu, la défense déjà là, et l’utilité sur tous les petits détails qui font gagner des matchs. Un freshman à Alabama qui affiche déjà tout ça, à ce rang dans la draft, c’est de la valeur.





