- Bilan de la saison dernière : 46 victoires – 36 défaites, 6e de la Conférence Est, élimination 4-2 au premier tour par les New York Knicks.
- Les mouvements : Les mouvements de l’été des Atlanta Hawks
- Le 5 majeur : CJ McCollum – Nickeil Alexander-Walker – Dyson Daniels – Jalen Johnson – Onyeka Okongwu
- Le banc : Luguentz Dort – Dorian Finney-Smith – Aaron Wiggins – Kingston Flemings – Jock Landale – Asa Newell – Zuby Ejiofor – Corey Kispert
- Notre pronostic pour cette saison : 44 victoires – 38 défaites, 8e de la Conférence Est, Play-In.
Atlanta a passé des années à vivre au rythme de Trae Young. Puis les Hawks ont tourné la page en pleine saison dernière et, contrairement à ce que l’on pouvait craindre, la maison ne s’est pas écroulée. Elle a simplement changé de visage.
Avec 46 victoires, une sixième place à l’Est et un retour direct en playoffs, Atlanta a validé cette transition plus vite que prévu. Les Hawks ont marqué 118,5 points par match et surtout distribué 30,1 passes de moyenne, meilleur total de NBA. La sortie fut nettement moins glorieuse : New York a remporté le premier tour 4-2 après qu’Atlanta a pourtant mené la série 2-1.
Depuis, la franchise a encore poussé son nouveau projet dans la même direction. Zaccharie Risacher est parti, mais Luguentz Dort et Aaron Wiggins sont arrivés. Dorian Finney-Smith a rejoint le groupe à quelques jours du training camp. Avec Dyson Daniels et Nickeil Alexander-Walker déjà présents, Atlanta accumule les défenseurs capables d’occuper plusieurs rôles et de modifier les matchups sans changer complètement de système.
Le Media Day n’a fait que confirmer l’intention : défense, profondeur et flexibilité doivent devenir les marqueurs de ces Hawks.
L’identité existe désormais. La vraie question est de savoir jusqu’où elle peut les emmener.

Jusqu’où leur nouvelle identité défensive peut-elle les porter ?
Pendant longtemps, le principal problème d’Atlanta consistait à construire une défense acceptable autour d’une attaque dépendante de Trae Young. Le problème a presque été retourné.
Dyson Daniels constitue déjà une anomalie défensive sur les lignes arrière. Nickeil Alexander-Walker sort d’une saison qui lui a valu le trophée de Most Improved Player après avoir atteint 20,8 points de moyenne. Luguentz Dort apporte encore plus de puissance et la capacité à encaisser les missions les plus physiques.
Quin Snyder peut ainsi choisir son poison. Daniels sur un créateur long. Dort face à un attaquant puissant. Alexander-Walker pour poursuivre des extérieurs à travers les écrans. Finney-Smith apporte encore une option supplémentaire sur les ailes. Aaron Wiggins permet de conserver une rotation profonde sans sacrifier automatiquement l’attaque.
Dort n’a même pas besoin de commencer les matchs pour transformer cette défense. La configuration McCollum – Alexander-Walker – Daniels – Johnson – Okongwu reste la projection la plus logique à ce stade, également évoquée par NBA.com avant le camp. Ensuite, Snyder peut augmenter ou diminuer la taille, la défense, le shooting ou la création selon l’adversaire.
Le problème se trouve davantage de l’autre côté du terrain.
Atlanta partageait parfaitement le ballon l’an dernier, mais une attaque collective n’est pas automatiquement une attaque capable de créer un tir de qualité lorsque les défenses de playoffs retirent les premières options. Les Hawks n’étaient que 14es de NBA en efficacité offensive, contre une 10e place défensive.
Et surtout, le départ de Trae Young a transféré énormément de responsabilités à Jalen Johnson. Son changement de statut est spectaculaire : 22,5 points, 10,3 rebonds et 7,9 passes par match la saison dernière, avec une première sélection au All-Star Game et en All-NBA.
CJ McCollum peut toujours sanctionner une défense et prendre des tirs difficiles. Mais à 35 ans pendant la saison, lui demander de devenir le deuxième moteur permanent du système serait dangereux. Les meilleurs lineups défensifs des Hawks ne seront d’ailleurs pas nécessairement leurs meilleurs lineups offensifs.
La défense offre donc à Atlanta un plancher particulièrement élevé. Elle peut maintenir l’équipe dans des matchs moyens, provoquer des pertes de balle et lancer le jeu rapide. Le plafond dépendra davantage d’une autre question : qui crée lorsque Johnson ne crée pas ?
C’est ici que Kingston Flemings devient beaucoup plus intéressant qu’un simple rookie de rotation.
Les clés de la saison des Atlanta Hawks
Les forces :
- Jalen Johnson est désormais un franchise player capable de scorer, créer et contrôler le rebond.
- Daniels, Dort et Alexander-Walker donnent à Atlanta trois défenseurs extérieurs de très haut niveau.
- Aaron Wiggins et Dorian Finney-Smith renforcent encore la profondeur et la polyvalence des ailes.
- Quin Snyder dispose de nombreuses combinaisons possibles selon les matchups.
- Onyeka Okongwu apporte mobilité et polyvalence défensive au poste 5.
- Flemings offre un profil de créateur différent de celui des autres guards de la rotation.
Les faiblesses :
- La création en demi-terrain repose énormément sur Jalen Johnson et un CJ McCollum vieillissant.
- Certaines associations très défensives peuvent manquer de création et de spacing.
- La profondeur au poste 5 est devenue une véritable interrogation.
- Henri Veesaar manquera toute sa saison rookie après une rupture du ligament croisé antérieur droit.
- Mouhamed Gueye revient d’une opération après une fracture du pied gauche, sans date de retour confirmée à ce stade.
- Kingston Flemings doit immédiatement apprendre à exister dans une rotation ambitieuse et très chargée.
Le joueur à suivre : Kingston Flemings
La question n’est probablement pas de savoir si Kingston Flemings deviendra important à Atlanta. Elle est de savoir à quelle vitesse.
Les Hawks l’ont sélectionné avec le 8e choix de la Draft 2026, alors que Choke & Clutch l’avait placé troisième de son Big Board. À Houston, Flemings avait convaincu par sa vitesse, son premier pas et sa capacité à diriger une attaque malgré son statut de freshman : 16,2 points et 5,2 passes, avec 47,8 % au tir et 38,8 % à trois points.
Depuis notre première version de cette preview, une petite fenêtre s’est même ouverte devant lui : Ryan Nembhard a quitté Atlanta dans le trade Finney-Smith. Le backcourt reste rempli, mais Flemings possède quelque chose que Daniels, Dort ou Alexander-Walker ne proposent pas au même niveau : la capacité théorique à devenir un véritable créateur principal balle en main.
Il ne s’agit pas de lui demander de remplacer Trae Young dès novembre.
Le premier indicateur sera sa faculté à prendre le contrôle de certaines séquences avec la second unit. Battre son défenseur sur le premier pas. Forcer une aide. Trouver le shooteur ou l’intérieur après cette aide. Et conserver suffisamment de menace extérieure pour empêcher les défenses de passer systématiquement sous les écrans.
Son scouting Choke & Clutch faisait aussi ressortir une faiblesse intéressante : malgré son explosivité, Flemings provoquait encore trop peu de fautes. Face aux défenseurs NBA, transformer davantage ses pénétrations en lancers francs constituerait un véritable signe de progression.
S’il peut déjà devenir un deuxième porteur de balle fiable, Atlanta n’aura pas simplement trouvé un bon rookie.
Les Hawks auront peut-être trouvé la pièce offensive qui manque à tout le reste de leur construction.
Quel scénario pour les Atlanta Hawks en 2026-2027 ?
Scénario Choke
Le problème avec un roster rempli de très bons défenseurs, c’est qu’à un moment il faut quand même mettre le ballon dans le panier.
Dans le pire des cas, les adversaires comprennent rapidement la formule. Ils ralentissent le jeu, ferment les transitions et chargent la raquette dès que Jalen Johnson attaque. Atlanta continue de bien faire circuler le ballon, mais la circulation finit par devenir horizontale : beaucoup de passes, pas suffisamment d’avantages créés.
McCollum doit alors absorber davantage de possessions difficiles. Flemings connaît les hauts et les bas normaux d’un rookie. Et les lineups construits autour de Daniels, Dort et plusieurs défenseurs deviennent plus simples à contenir lorsque le tir extérieur ne tombe pas.
À cela s’ajoute désormais un deuxième problème. Avec Veesaar absent pour la saison et Gueye dont la disponibilité reste incertaine, les Hawks disposent de beaucoup moins de marge derrière Okongwu et Landale. Le Media Day a d’ailleurs identifié le poste de pivot comme le secteur où la profondeur est la plus fragile.
La rotation est longue sur les ailes, courte à l’intérieur et dépendante de Johnson pour générer l’attaque.
Atlanta reste pénible à jouer, mais devient trop prévisible lorsque les matchs ralentissent. Les Hawks descendent alors dans la deuxième moitié du Play-In, où une mauvaise soirée offensive suffit pour transformer une saison cohérente en énorme frustration.
Scénario Clutch
Dans le meilleur des cas, affronter Atlanta devient simplement épuisant.
Daniels et Dort prennent les deux principaux créateurs adverses. Alexander-Walker maintient la pression lorsqu’un matchup change. Wiggins et Finney-Smith permettent de conserver du gabarit et de la défense lorsque les rotations commencent. Okongwu absorbe suffisamment de minutes au poste 5 pour empêcher les problèmes de profondeur intérieure de devenir structurants.
Au centre de tout cela, Jalen Johnson continue sa progression et assume pleinement son statut de franchise player, y compris lorsque les matchs ralentissent.
Mais le véritable accélérateur serait Flemings.
Le rookie n’a pas besoin de devenir All-Star en six mois. S’il devient simplement un deuxième initiateur capable de créer régulièrement un avantage, toute l’organisation offensive se simplifie. McCollum peut être utilisé davantage comme scoreur que comme moteur permanent. Johnson n’est plus obligé de lancer chaque possession importante. Les défenseurs peuvent rester sur le parquet sans condamner automatiquement la création.
Et c’est là que la profondeur prend véritablement tout son sens.
Quin Snyder estime disposer d’un groupe suffisamment fourni pour utiliser neuf ou dix joueurs selon les situations. Si les rôles se mettent naturellement en place, Atlanta possède alors plusieurs visages sans véritablement perdre son identité.
Dans cette version, les Hawks dépassent nettement nos 44 victoires et se mêlent à la bataille pour les cinquième et sixième places. Une qualification directe en playoffs devient alors parfaitement accessible.
Notre verdict
Atlanta nous paraît mieux construit qu’il y a deux ans, mais aussi beaucoup plus difficile à évaluer.
La franchise sait désormais ce qu’elle veut être. Elle possède une star autour de laquelle construire avec Jalen Johnson, une collection impressionnante de défenseurs extérieurs et suffisamment d’ailes pour adapter sa rotation presque chaque soir.
Le trade pour Dorian Finney-Smith accentue encore cette identité. Il ne règle toutefois pas la principale interrogation : la création offensive secondaire. Et la blessure de Veesaar a ouvert un deuxième doute beaucoup plus concret sur la profondeur intérieure.
Voilà pourquoi le plafond paraît supérieur à notre projection sans que le scénario central change.
Nous voyons les Hawks terminer à 44 victoires pour 38 défaites, à la 8e place de la Conférence Est, et passer par le Play-In.
Atlanta a désormais les défenseurs pour faire dérailler beaucoup d’équipes. Pour éviter le Play-In, il faudra aussi trouver ceux qui feront dérailler les défenses.






