Preview Chicago Bulls 2026-2027 : Les Bulls ont-ils enfin trouvé une direction ?

Preview Chicago Bulls 2026-2027
  • Bilan de la saison dernière : 31 victoires – 51 défaites, 12e de la Conférence Est, hors Play-In.
  • Les mouvements : Les départs et arrivées de l’été des Chicago Bulls
  • Le 5 majeur : Josh Giddey – Norman Powell – Matas Buzelis – Caleb Wilson – Nic Claxton
  • Le banc : Tre Jones – Rob Dillingham – Dailyn Swain – Isaac Okoro – Noa Essengue – Patrick Williams – Leonard Miller – Jalen Smith – Zach Collins
  • Notre pronostic pour cette saison : 30 victoires – 52 défaites, 12e à l’Est, hors Play-In.

À Chicago, le mot « reconstruction » a tellement été repoussé qu’il finissait presque par devenir une légende urbaine. Les Bulls ont passé plusieurs saisons à bricoler entre ambitions de Play-In, développement des jeunes et vétérans à valoriser, sans réellement choisir une route. En 2025-2026, l’équilibre a fini par céder : 31 victoires, 51 défaites, une quatrième saison consécutive sans playoffs et surtout une défense qui a encaissé 121,5 points par match, 28e total de NBA.

Cette fois, le changement dépasse largement quelques ajustements dans la rotation. Artūras Karnišovas a quitté la direction sportive, Bryson Graham a pris les commandes, Billy Donovan a laissé sa place à Tiago Splitter, et Chicago a utilisé sa Draft pour ajouter Caleb Wilson et Dailyn Swain à un noyau déjà composé notamment de Josh Giddey et Matas Buzelis. Nic Claxton apporte un profil défensif qui manquait cruellement tandis que Norman Powell doit donner un peu de sérieux immédiat à une attaque très jeune.

Après des années à avancer avec le GPS éteint, Chicago semble donc enfin avoir entré une destination.

Effectifs Chicago Bulls 2026-2027

Les Bulls ont-ils enfin trouvé une direction ?

La réponse la plus courte serait : oui. Enfin.

Cela ne veut pas dire que les Bulls ont trouvé leur futur franchise player, ni même que cet effectif est prêt à retrouver le Play-In dès cette saison. Mais pour la première fois depuis longtemps, les décisions importantes racontent toutes plus ou moins la même histoire.

Bryson Graham a récupéré une équipe qui avait besoin d’arrêter de courir après la compétitivité immédiate sans avoir le talent nécessaire pour réellement gagner. Sa première intersaison a clarifié le projet. Le cœur de l’effectif se situe désormais autour de joueurs très jeunes : Josh Giddey a 23 ans, Matas Buzelis 21, Caleb Wilson 20, Dailyn Swain 21, Noa Essengue 19 et Rob Dillingham 21. À eux de déterminer ce que sera le prochain vrai cycle des Bulls. Le roster officiel confirme cette forte concentration de jeunes joueurs sous contrat autour de quelques vétérans.

Le choix de Tiago Splitter suit la même logique. Chicago l’a notamment recruté pour sa capacité à développer les joueurs et veut installer davantage de défense, de physique et de circulation de balle. Après une saison disputée à l’un des rythmes les plus élevés de NBA mais terminée avec seulement le 23e Offensive Rating et le 22e Defensive Rating selon Basketball Reference, simplement continuer à jouer vite ne suffisait plus.

Les arrivées de Nic Claxton et Norman Powell évitent également de transformer le projet en laboratoire géant rempli uniquement de prospects. Claxton donne enfin à Chicago un intérieur mobile capable de protéger le cercle et de switcher. Powell, All-Star la saison dernière avec Miami avec 21,7 points de moyenne et 38 % à trois points, peut absorber des possessions difficiles sans empêcher les jeunes d’avoir des responsabilités.

Voilà la vraie différence. Les Bulls ne cherchent plus désespérément à savoir comment arracher la neuvième place. Ils cherchent à identifier les joueurs qui compteront lorsque l’équipe sera réellement prête à gagner.

La direction existe désormais. Le problème, c’est qu’elle mène encore très loin des sommets.

Les clés de la saison des Chicago Bulls

Les forces :

  • Un noyau Giddey–Buzelis–Wilson suffisamment jeune pour encore faire fortement évoluer le projet.
  • Un frontcourt Wilson–Buzelis–Claxton extrêmement mobile, long et athlétique.
  • Josh Giddey reste un créateur majeur après ses 17 points, 8,3 rebonds et 9,1 passes de moyenne en 2025-2026.
  • Norman Powell apporte le scoring et le shooting qui manquaient au backcourt.
  • Tiago Splitter arrive avec une philosophie particulièrement adaptée à une équipe qui doit développer ses jeunes joueurs.
  • La profondeur permet de tester plusieurs associations sans précipiter Dailyn Swain ou Noa Essengue.

Les faiblesses :

  • Aucun joueur n’est encore identifié comme une véritable première option d’une bonne équipe NBA.
  • Le spacing du cinq Giddey–Buzelis–Wilson–Claxton peut devenir problématique si Wilson ne menace pas rapidement de loin.
  • Une défense catastrophique en 2025-2026 ne sera pas réparée par la seule arrivée de Claxton.
  • Plusieurs jeunes joueurs ont encore davantage de potentiel que de certitudes NBA.
  • Les responsabilités offensives de Powell pourraient devenir trop importantes lorsque le jeu se ralentit.
  • La multiplication des jeunes ailiers et intérieurs obligera Splitter à rapidement définir une hiérarchie.

Le joueur à suivre : Caleb Wilson

Il suffit de quelques mois pour qu’un rookie transforme complètement l’ambiance autour d’une reconstruction. Caleb Wilson en a déjà donné un aperçu.

Sélectionné en quatrième position après une saison à North Carolina écourtée par deux blessures à la main, Wilson arrivait avec un profil fascinant mais quelques interrogations offensives. Notre scouting avant la Draft insistait particulièrement sur son athlétisme, sa défense et sa capacité à finir près du cercle, tout en identifiant son tir extérieur comme l’un des chantiers majeurs de son développement.

La Summer League n’a évidemment pas réglé toutes ces questions. Elle a simplement rendu l’attente beaucoup plus difficile.

En quatre rencontres, Wilson a affiché 23,5 points, 7,3 rebonds, 1,3 interception et 2,5 contres de moyenne, avec une pointe à 35 points dès son premier match, pour terminer dans la All-Summer League First Team.

Chicago n’a pourtant pas besoin qu’il tourne immédiatement à 20 points par soir. L’enjeu sera plutôt de voir si son profil peut fonctionner dans le vrai cinq. Avec Claxton près du cercle et Giddey balle en main, Wilson devra notamment montrer que son tir peut être suffisamment respecté pour ne pas réduire les espaces disponibles.

Défensivement, en revanche, son potentiel aux côtés de Buzelis et Claxton est évident : taille, mobilité, longueur et capacité à couvrir plusieurs postes. Le Chicago Sun-Times projette déjà ce trio comme le frontcourt titulaire.

Si Wilson confirme rapidement, les Bulls n’auront peut-être pas seulement trouvé une direction. Ils auront peut-être trouvé celui qui accélère tout le voyage.

Quel scénario pour les Chicago Bulls en 2026-2027 ?

Scénario Choke

Le nouveau projet est plus séduisant, mais la réalité rappelle rapidement que collectionner les jeunes talents ne suffit pas à construire une attaque NBA.

Wilson connaît les difficultés habituelles d’un rookie. Son tir n’est pas encore suffisamment fiable et l’association avec Giddey et Claxton comprime le terrain. Buzelis progresse individuellement sans devenir le créateur capable de prendre le contrôle des fins de match. Lorsque le jeu ralentit, Powell se retrouve donc à devoir fabriquer beaucoup trop de possessions.

De l’autre côté, Claxton améliore la protection du cercle mais ne peut pas effacer seul les problèmes d’une défense qui encaissait encore 121,5 points par match la saison dernière. Les jeunes guards sont ciblés, les rotations restent hésitantes et Splitter passe l’hiver à chercher les bonnes combinaisons.

La deuxième partie de saison devient alors un immense laboratoire. Swain, Essengue et Dillingham récupèrent davantage de minutes, les résultats deviennent secondaires et Chicago termine de nouveau profondément installé dans la loterie.

Cette fois, au moins, personne ne pourra accuser les Bulls d’être coincés au milieu. Même leur Choke aurait une direction.

Scénario Clutch

Wilson ne ressemble pas longtemps à un rookie.

Son impact défensif se traduit immédiatement en NBA, son tir extérieur oblige suffisamment les défenses à sortir sur lui et son association avec Buzelis devient l’une des bonnes surprises de la saison. Buzelis profite lui aussi de cette nouvelle structure pour franchir un cap après une deuxième année à 16,3 points et 5,8 rebonds de moyenne.

Claxton transforme la raquette, donnant à Splitter le protecteur de cercle nécessaire pour construire son identité défensive. Giddey continue de distribuer le jeu tandis que Powell conserve l’efficacité montrée à Miami et devient le scoreur capable de punir les défenses lorsque les jeunes traversent leurs périodes de creux.

Chicago ne devient toujours pas un contender. Ce n’est pas le projet.

En revanche, les Bulls deviennent pénibles à jouer. Longs, athlétiques, rapides, capables de courir après une interception ou un contre et suffisamment organisés pour ne plus offrir un festival offensif à chaque adversaire.

Avec quelques jeunes en avance sur le calendrier, ils peuvent alors rester dans la bataille pour les dernières places du Play-In beaucoup plus longtemps que prévu. Et surtout, Chicago terminerait la saison avec quelque chose qui vaut presque autant que quelques victoires supplémentaires : des certitudes sur lesquelles construire.

Notre verdict

Les Bulls ont enfin choisi. Rien que cela constitue déjà une petite révolution à Chicago.

Bryson Graham et Tiago Splitter disposent d’un noyau jeune cohérent, Caleb Wilson apporte un potentiel supérieur à celui que la franchise possédait depuis longtemps et le frontcourt avec Buzelis et Claxton peut devenir la base d’une identité défensive intéressante. Norman Powell offre suffisamment de scoring pour empêcher l’attaque de complètement dépendre du développement immédiat des jeunes.

Mais ce projet reste au début de son histoire. Il manque encore une véritable première option offensive, le spacing devra être surveillé et transformer l’une des plus mauvaises défenses de la saison passée demandera bien davantage qu’un seul été.

Notre projection reste donc de 30 victoires pour 52 défaites, soit une 12e place à l’Est et une saison hors du Play-In.

Le classement ressemblera beaucoup à celui de l’année dernière. La sensation, elle, devrait être très différente.

Chicago peut encore perdre beaucoup de matchs en 2026-2027. Au moins, cette fois, les Bulls devraient savoir pourquoi.

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