- Bilan de la saison dernière : 26 victoires – 56 défaites, 11e de la Conférence Ouest, hors Play-In.
- Les mouvements : Les mouvements de l’été des New Orleans Pelicans
- Le 5 majeur : Dejounte Murray – Herbert Jones – Trey Murphy III – Zion Williamson – Derik Queen
- Le banc : Jeremiah Fears – Jordan Poole – Bennedict Mathurin – Saddiq Bey – Yves Missi – DeAndre Jordan – Trendon Watford – AJ Johnson – Bryce McGowens
- Notre pronostic pour cette saison : 28 victoires – 54 défaites
Deux saisons, 47 victoires cumulées et toujours aucune apparition en postseason. Les Pelicans ne sont plus tout à fait dans la catastrophe permanente de 2024-2025, mais ils ne sont pas beaucoup plus proches de savoir exactement ce qu’ils veulent devenir.
La saison dernière devait déjà permettre d’y voir plus clair. Elle a surtout prolongé le brouillard : 26-56, Willie Green écarté après douze rencontres, James Borrego installé dans l’intérim et une équipe seulement 24e de NBA aux points encaissés avec 120 par match.
Dans le même temps, quelques motifs d’espoir sont apparus. Jeremiah Fears et Derik Queen ont tous les deux terminé dans la NBA All-Rookie Second Team, tandis que Trey Murphy III a confirmé qu’il était désormais bien plus qu’un simple role player.
New Orleans a donc changé de coach plutôt que de tout faire exploser. Jamahl Mosley arrive après cinq saisons à Orlando avec une mission assez évidente : transformer un assemblage de joueurs intéressants en équipe identifiable.
Pas une mince affaire.

Jamahl Mosley peut-il enfin donner une identité aux Pelicans ?
Le principal problème de New Orleans n’est pas de manquer de joueurs capables de mettre 20 points un soir donné. Zion Williamson, Trey Murphy III, Dejounte Murray, Jordan Poole et désormais Bennedict Mathurin peuvent tous créer ou scorer à différents degrés. Fears a montré suffisamment de qualités dès sa saison rookie pour réclamer davantage de responsabilités. Queen apporte lui aussi un profil offensif atypique au poste 5.
La difficulté consiste désormais à faire de toutes ces pièces une équipe.
C’est précisément là que l’arrivée de Jamahl Mosley prend son sens. À Orlando, ses meilleures équipes se sont construites autour de la défense : le Magic avait terminé avec la troisième meilleure défense de NBA en 2023-2024 puis la deuxième en 2024-2025. L’effectif des Pelicans ne possède évidemment pas la même morphologie, mais Mosley dispose tout de même de Herbert Jones, de la taille sur les ailes, de plusieurs intérieurs et d’un Dejounte Murray capable d’apporter davantage de résistance sur le point d’attaque qu’une bonne partie des guards utilisés la saison dernière.
Il faudra surtout décider qui fait quoi.
Murray revient dans un backcourt où Fears a profité de son absence pour émerger. Le rookie 2025 a disputé les 82 matchs, dont 49 comme titulaire, avec 14,3 points et 3,4 passes de moyenne. Jordan Poole, lui, sort d’une saison limitée à 39 matchs et à 13,4 points à 37,2 % au tir. L’arrivée de Mathurin, auteur de 17,6 points de moyenne entre Indiana et les Clippers, ajoute encore un joueur qui a besoin du ballon et dont la valeur se situe d’abord dans le scoring.
Voilà le paradoxe : New Orleans possède beaucoup de solutions individuelles sans avoir de hiérarchie évidente derrière Zion et Trey Murphy.
Mosley devra donc effectuer des choix. Tout le monde ne pourra pas démarrer. Tout le monde ne pourra pas avoir 15 tirs. Et tout le monde ne pourra pas fermer les matchs.
S’il réussit à distribuer les rôles et à imposer une culture défensive, cette équipe peut progresser. S’il ne fait qu’ajouter une nouvelle rotation au grand mélange des dernières saisons, les Pelicans risquent encore de donner l’impression d’avoir plus de talent que de victoires.
Les clés de la saison des New Orleans Pelicans
Les forces :
- Trey Murphy III s’est installé comme une véritable option offensive avec 21,5 points de moyenne et 37,9 % à trois points en 2025-2026.
- Zion Williamson reste un finisseur exceptionnel près du cercle, avec 21 points à 60 % au tir la saison dernière.
- Jeremiah Fears et Derik Queen forment déjà un duo de jeunes joueurs All-Rookie sur lequel construire.
- Herbert Jones offre à Jamahl Mosley un défenseur extérieur autour duquel installer sa nouvelle identité.
- Bennedict Mathurin apporte une nouvelle source de scoring capable de dynamiter une second unit.
- La rotation possède suffisamment de créateurs pour ne pas dépendre d’un seul porteur de balle.
Les faiblesses :
- La hiérarchie du backcourt est encombrée entre Murray, Fears, Poole et Mathurin.
- Le spacing reste délicat lorsque Zion partage le terrain avec un pivot non-shooter.
- La défense collective sort d’une saison à 120 points encaissés par match, 24e total de NBA.
- Jordan Poole doit retrouver de l’efficacité après une saison à 37,2 % au tir et 33,3 % à trois points.
- Plusieurs jeunes importants doivent encore apprendre à contribuer à des victoires plutôt qu’à simplement produire.
- Le roster rassemble beaucoup de profils offensifs mais peu de certitudes sur leur complémentarité.
Le joueur à suivre : Zion Williamson
Voilà maintenant sept saisons que les Pelicans se demandent ce qu’ils peuvent réellement construire autour de Zion Williamson. Et, à 26 ans, la question commence sérieusement à changer de nature.
La bonne nouvelle est que 2025-2026 a constitué un progrès dans un domaine essentiel : sa disponibilité. Zion a disputé 62 rencontres, contre seulement 30 la saison précédente. Il a tourné à 21 points, 5,7 rebonds et 3,2 passes en seulement 29,7 minutes, tout en convertissant 60 % de ses tirs. Vive l’Ozempic !
La mauvaise nouvelle ? Les Pelicans n’ont gagné que 22 des 62 matchs auxquels il a participé et Zion n’a toujours pas joué une seule rencontre de playoffs depuis son arrivée en NBA. Lui-même estimait après la saison que son niveau avait simplement été « OK » et annonçait vouloir aborder l’été différemment.
C’est désormais cela qu’il faut observer.
Pas seulement son poids, ses statistiques ou le nombre de matchs disputés. Peut-il redevenir le moteur d’une bonne équipe ? Peut-il défendre suffisamment pour que Mosley l’utilise dans des lineups plus petites ? Peut-il retrouver davantage de création après être tombé à 3,2 passes de moyenne ? Et surtout, peut-il fonctionner avec Queen ou Missi sans étouffer le spacing ?
New Orleans possède maintenant suffisamment de jeunes et de créateurs pour ne plus tout demander à Zion. Mais pour que ce projet possède un plafond réellement intéressant, il faut encore que son joueur le plus singulier redevienne son joueur le plus déterminant.
Quel scénario pour les New Orleans Pelicans en 2026-2027 ?
Scénario Choke
Le nouveau coach arrive, mais les vieux problèmes ne disparaissent pas avec la nouvelle peinture.
Mosley cherche longtemps son cinq. Fears mérite des minutes, Murray doit avoir le ballon, Poole veut retrouver son scoring et Mathurin n’est pas exactement venu pour regarder les autres attaquer. Le partage des responsabilités devient un casse-tête permanent.
Devant, les associations avec Zion manquent toujours d’espace. Queen progresse mais son tir extérieur n’est pas suffisamment dangereux pour écarter les défenses. Lorsqu’un pivot classique joue, la raquette se referme encore davantage.
Surtout, la défense ne suit pas. Herbert Jones peut éteindre un incendie, pas cinq simultanément.
Les Pelicans continuent alors d’accumuler des performances individuelles intéressantes dans des défaites de huit points. Fears progresse, Queen aussi, Mathurin plante quelques cartons, Zion reste efficace… et le classement ne bouge presque pas.
New Orleans se retrouve dans les profondeurs de l’Ouest, autour d’une vingtaine de victoires, avec une question devenue impossible à éviter : combien de fois peut-on encore relancer ce projet avant de réellement le reconstruire ?
Scénario Clutch
Jamahl Mosley trouve rapidement une formule.
Dejounte Murray reprend le contrôle de l’organisation offensive sans monopoliser le ballon. Jeremiah Fears accepte d’abord un rôle de dynamiteur avant de forcer progressivement la porte du cinq. Mathurin devient un sixième homme agressif, pendant que Jordan Poole retrouve de la valeur dans un rôle plus ciblé.
Surtout, Mosley réussit à installer quelque chose que New Orleans cherche depuis des années : une identité.
Herb Jones donne le ton défensivement, Trey Murphy maintient son niveau de 20 points avec davantage d’efficacité et Queen transforme son playmaking en véritable arme depuis le poste haut. Zion, lui, joue encore une soixantaine de matchs ou davantage et retrouve une agressivité proche de ses meilleures années.
Cela ne transforme pas les Pelicans en contender. L’Ouest est beaucoup trop dense pour cela.
Mais l’équipe cesse enfin de jouer comme une collection de talents sans mode d’emploi. Les jeunes accélèrent leur développement, la défense remonte franchement dans la hiérarchie et New Orleans arrive en mars encore mêlé à la bataille pour le Play-In.
À ce stade, ce serait déjà un énorme changement de décor.
Notre verdict
Il existe davantage de talent chez ces Pelicans que ce qu’un bilan de 28 victoires laissera probablement penser. Trey Murphy III est entré dans son prime, Zion reste une force offensive rarissime, Fears et Queen ont réussi leur première saison et Mosley possède un vrai historique de développement collectif. L’arrivée de Mathurin ajoute encore une solution offensive crédible.
Mais l’effectif ressemble toujours à un puzzle dont plusieurs pièces veulent occuper la même place.
La nouvelle hiérarchie du backcourt, le spacing autour de Zion et surtout la défense vont demander du temps. Pour Mosley, réussir sa première saison ne signifiera donc pas nécessairement atteindre immédiatement les playoffs. Il s’agira d’abord de faire comprendre à quoi doivent ressembler les Pelicans dans deux ans.
On voit New Orleans progresser légèrement dans le jeu sans progresser suffisamment dans une Conférence Ouest impitoyable.
Notre projection : 28 victoires – 54 défaites, 13e de la Conférence Ouest et hors du Play-In.
Pour une franchise qui a longtemps essayé de gagner sans réellement savoir comment, la première victoire de Jamahl Mosley serait peut-être simplement de donner enfin un sens à la suite.






