Les Toronto Raptors arrivent en 2025-26 face à un nouveau défi : sortir de l’ombre après une saison 2024-25 difficile. Avec un bilan de 30 victoires pour 52 défaites, l’équipe a terminé 11ᵉ de la Conférence Est, bien loin de la course aux play-offs.
Dans un contexte où le projet est flou pour tout le monde, Toronto doit trouver rapidement une identité de jeu claire. Cet été a déjà marqué un tournant pour la franchise avec la séparation avec le président Masai Ujiri et la promotion de Bobby Webster aux commandes des opérations basket. La franchise a conforté son secteur intérieur en prolongeant Jakob Pöltl sur le long terme et en misant davantage sur la stabilité que sur des paris à gros coups.
Pour 2025-26, l’objectif est de faire jouer ensemble les 4 acteurs suivants : Scottie Barnes, RJ Barrett, Immanuel Quickley et Brandon Ingram. Si les Raptors veulent redevenir véritablement compétitifs à l’Est, ils devront rapidement trouver une cohésion d’équipe et éviter les périodes de relâchement trop fréquentes.
L’été des Toronto Raptors
Départs : Chris Boucher – Masai Ujiri (GM)
Arrivées : Sandro Mamukelashvili – Collin Murray-Boyles – Chucky Hepburn – Alijah Martin
Les Raptors disposent d’un noyau de joueurs polyvalents qui peuvent poser des problèmes sur les deux côtés du terrain. Scottie Barnes, désormais All-Star confirmé, incarne le moteur de l’équipe avec sa polyvalence et sa capacité à être un couteau suisse de l’équipe. Le retour de blessure de Brandon Ingram apporte une dimension offensive supplémentaire, un créateur capable de prendre ses responsabilités dans les moments chauds et de soulager RJ Barrett et Immanuel Quickley. Jakob Pöltl reste une ancre intérieure fiable, à la fois protecteur de cercle et facilitateur offensif par ses écrans et son jeu de passes. Autour de ce trio, la présence de talents prometteurs comme Ja’Kobe Walter, Collin Murray-Boyles ou encore Jamal Shead renforce la profondeur et laisse entrevoir un potentiel de progression collective intéressant.
Malgré ce potentiel, les Raptors traînent encore plusieurs zones d’ombre. La création offensive repose beaucoup sur Ingram, Quickley et Barnes, ce qui pourrait limiter la fluidité collective en l’absence d’un vrai gestionnaire élite. L’adresse extérieure reste une interrogation, avec plusieurs joueurs encore irréguliers derrière l’arc (Ingram, Barnes), ce qui peut rapidement compliquer le spacing. Le secteur intérieur manque de profondeur derrière Jakob Pöltl, et les jeunes comme Jonathan Mogbo ou Olivier Sarr devront prouver qu’ils peuvent tenir un rôle face aux raquettes puissantes de la Conférence Est. La jeunesse prometteuse de l’effectif rime aussi avec un manque d’expérience, ce qui peut peser dans les matchs serrés et dans une saison longue où la constance est clé.
L’effectif des Toronto Raptors
5 majeurs : Luka Doncic – Austin Reaves – LeBron James – Rui Hachimura – Deandre Ayton
Remplaçants :Marcus Smart, Jake LaRavia, Gabe Vincent, Jarred Vanderbilt, Jaxson Hayes, Maxi Kleber, Dalton Knecht, Bronny James
Forces et faiblesses de l’équipe
Le trio Doncic – LeBron – Reaves est désormais le cœur battant de la franchise. Trois profils différents, mais complémentaires : la création géniale de Luka, la lecture de jeu intemporelle de LeBron et la fiabilité de Reaves en second ball-handler. Autour d’eux, Ayton vient enfin offrir une présence intérieure capable de protéger le cercle et de peser au rebond, une dimension qui manquait cruellement depuis le départ de Davis.
Les Lakers bénéficient également d’une meilleure continuité, un luxe qu’ils n’ont que rarement eu ces dernières années. Le système de Redick commence à prendre forme, les repères collectifs sont là, et l’identité offensive, basée sur le spacing et la lecture, se précise. En clair, Los Angeles a désormais un plan de jeu identifiable, sans dépendre d’un coup de chaud de ses stars pour survivre.
Reste que la solidité de ce groupe repose sur un équilibre fragile. À 41 ans, LeBron James continue de défier le temps, mais sa disponibilité sur 82 matchs n’est plus une garantie. Deandre Ayton, lui, traîne encore la réputation d’un joueur inconstant, capable de briller une semaine avant de disparaître la suivante.
Autre point d’inquiétude : la profondeur d’effectif. Si les titulaires assurent, le banc reste incertain, notamment à l’intérieur où Jaxson Hayes et Koloko ne représentent pas des assurances tous risques. Enfin, la perte de Dorian Finney-Smith, défenseur clé sur les ailes, pourrait peser lourd dans un Ouest saturé de forwards d’élite.

Joueur à suivre : Brandon Ingram
Brandon Ingram est sans doute le joueur à suivre chez les Raptors. Sa saison 2024-2025 a été écourtée pour cause de blessure mais il a tout de même montré qu’il reste un scoreur et un créateur complet. Les statistiques de Brandon Ingram le prouvent : 22,2 points, 5,6 rebonds et 5,2 passes en 18 matchs, avec 46,5% au tir et 37% à trois points. Transféré à Toronto en février 2025 et signé sur le long terme, il arrive avec des attentes élevées mais aussi une question majeure : il revient d’une entorse de la cheville et n’a retrouvé que récemment la possibilité de contacts et d’entraînement collectif, ce qui laisse planer une incertitude sur son niveau de forme au lancement de la saison.
Enfin, au-delà de la santé, la vraie interrogation porte sur son rôle et sa complémentarité avec Scottie Barnes, Immanuel Quickley et Jakob Pöltl . Peut-il être le leader offensif attendu sans nuire à l’équilibre défensif et au spacing ? Si Ingram retrouve son rythme et adapte son jeu au collectif, Toronto possède une arme majeure. Sinon son incertitude physique et tactique risque de limiter les ambitions de l’équipe.

Quel scénario pour les Toronto Raptors en 2025-2026 ?
Scénario Choke
Dans le pire des cas, les Raptors peinent à trouver une véritable identité collective. Brandon Ingram s’impose difficilement comme première option et manque de régularité et RJ Barrett fait preuve de défaillance au scoring. Tandis qu’Immanuel Quickley ne parvient pas à stabiliser la mène. Le manque de spacing est mis en valeur à chaque match et Darko Rajaković ne parvient pas à trouver des solutions. Jakob Pöltl se retrouve trop isolé à l’intérieur, et les jeunes comme Ja’Kobe Walter, Collin Murray-Boyles ou Jonathan Mogbo manquent de constance pour réellement contribuer. Les défaites s’enchaînent, la défense perd de son intensité, et Toronto s’enlise dans le bas de la Conférence Est, laissant craindre que la reconstruction prenne plus de temps que prévu malgré la présence de Scottie Barnes.
Scénario Clutch
Dans le meilleur des cas, Toronto trouve rapidement la bonne formule. Contre toute attente, les Raptors jouent bien ensemble et les starters trouvent leur rôle. Scottie Barnes confirme son statut d’All-Star et élève encore son niveau en tant que facilitateur et défenseur polyvalent, pendant que Brandon Ingram assume pleinement le rôle de go-to-guy offensif. Immanuel Quickley progresse dans la gestion du jeu et devient un meneur fiable, tandis que RJ Barrett profite du contexte pour s’épanouir dans un rôle plus shooteur. Jakob Pöltl assure sa place de pilier défensif, et les jeunes comme Ja’Kobe Walter et Collin Murray-Boyles apportent l’énergie et le spacing nécessaires en sortie de banc. Sous l’impulsion de ce mélange d’expérience et de jeunesse, les Raptors deviennent une équipe accrocheuse, capable de s’inviter dans la course au play-in et de poser des problèmes aux prétendants mieux armés.
Notre prédiction pour la saison des Toronto Raptors
| Saison | Bilan | Participation Playoffs |
|---|---|---|
| 2024-2025 | 11ème (30-52) | Non qualifié |
| 2023-2024 | 12ème (25-57) | Non qualifié |
| 2022-2023 | 9ème (41-41) | Éliminé Play-in |
| 2021-2022 | 5ème (48-34) | Éliminé premier tour |
| 2020-2021 | 12ème (27-45) | Non qualifié |
Les Toronto Raptors abordent cette saison 2025-2026 avec autant de questions que d’espoirs. Entre la montée en puissance attendue de Scottie Barnes, l’intégration de Brandon Ingram comme nouvelle option offensive et le rôle croissant confié à des jeunes comme Ja’Kobe Walter ou Collin Murray-Boyles, la franchise se situe encore dans une phase d’évaluation.
Toronto dispose des bases pour redevenir compétitif, mais la marge de progression reste étroite dans la Conférence Est. Si l’alchimie prend rapidement et que la santé suit, les Raptors pourraient se mêler à la lutte pour un spot en play-in et montrer que leur reconstruction avance dans la bonne direction. À l’inverse, un manque de constance ou de complémentarité pourrait condamner la saison à un nouvel exercice de transition, où l’apprentissage primera une fois de plus sur les résultats immédiats.
Nous optons plus sur la deuxième option, où la saison des Toronto Raptors sera compliquée. Nous voyons l’équipe du Canada terminer en dehors du play-in et réaliser une saison décevante avec des mouvements durant cette dernière.










