- Bilan de la saison dernière : 52 victoires – 30 défaites, 4e de la Conférence Est, élimination en finale de conférence
- Les mouvements : Les mouvements de l’été pour les Cleveland Cavaliers
- Le 5 majeur pressenti : James Harden – Donovan Mitchell – Peyton Watson – Evan Mobley – Jarrett Allen
- Le banc (principales options) : Sam Merrill – Jaylon Tyson – Mario Hezonja – Thomas Bryant – Craig Porter Jr. – Tyrese Proctor – Meleek Thomas – Nae’Qwan Tomlin – Khalifa Diop
- Notre pronostic pour cette saison : 49 victoires – 33 défaites, 4e à l’Est
Il y a des éliminations qui ferment une saison. Et puis il y a celles qui laissent une question ouverte pendant tout l’été. Cleveland appartient clairement à la deuxième catégorie.
Après une saison régulière à 52 victoires, les Cavaliers ont enfin retrouvé la finale de conférence pour la première fois depuis 2018. Le problème ? Une fois arrivés devant New York, le rêve s’est transformé en démonstration adverse. Quatre matchs, quatre défaites, avec un écart moyen presque violent : les Knicks ont inscrit 118,8 points par rencontre contre seulement 99,5 pour Cleveland. New York a ensuite terminé le travail en devenant champion NBA.
Cleveland n’a pourtant pas dynamité son projet pendant l’été. Au contraire. James Harden a été conservé avec un nouveau contrat de trois ans, Donovan Mitchell prolongé pour quatre saisons supplémentaires et Peyton Watson arrive pour occuper ce poste d’ailier que la franchise cherche à stabiliser depuis des années. Le message est assez simple : cette équipe pense être proche.
Mais proche de quoi exactement ? D’une nouvelle finale de conférence ou, cette fois, des Finales NBA ?
Cleveland Cavaliers : direction les Finales NBA en 2026-2027 ?
Pour comprendre l’ambition des Cavaliers, il faut commencer par regarder ce qu’ils possèdent déjà. Donovan Mitchell sort d’une saison à 27,9 points, 5,7 passes et 4,5 rebonds, conclue par une place dans la All-NBA Second Team. Ce n’est plus simplement le meilleur scoreur de Cleveland : c’est le go-to-guy autour duquel tout le plafond offensif de cette équipe est construit.
À ses côtés, James Harden offre quelque chose que Cleveland cherchait encore lorsque Darius Garland était présent : un créateur capable de contrôler totalement le rythme d’une attaque. Arrivé en février contre Garland, Harden a donné aux Cavaliers un porteur de balle capable de nourrir Mobley et Allen sur pick & roll tout en retirant une partie du poids de la création des épaules de Mitchell. Cleveland a terminé la saison à 119,5 points par match, 4e total de NBA.
La série contre New York a néanmoins rappelé qu’un nom prestigieux ne garantit rien en mai. Harden est tombé à 16 points et 3 passes de moyenne en finale de conférence, avec seulement 38,9 % au tir et 17,9 % à trois points. Mitchell a continué à scorer avec 27,3 points par match, mais l’attaque collective s’est progressivement grippée. Quand les rotations se raccourcissent et que chaque possession devient une bataille en demi-terrain, Cleveland doit encore prouver que son duo peut fonctionner au même niveau qu’en saison régulière.
Et c’est précisément là que Peyton Watson devient important. Cleveland ne lui demande pas d’être une troisième superstar. La mission est plus subtile : défendre les meilleurs ailiers adverses, courir, couper vers le cercle et surtout sanctionner les aides défensives. Autrement dit, faire tout ce qui permet à Mitchell et Harden de rester eux-mêmes sans que le reste du cinq ne devienne trop facile à cibler. Sa place dans le cinq reste néanmoins à confirmer : Kenny Atkinson veut encore évaluer plusieurs associations à l’aile.
Le talent pour atteindre les Finales existe. Mais après le sweep subi contre New York, Cleveland ne bénéficie plus du doute. La saison 2026-2027 doit transformer une équipe capable d’aller loin en une équipe capable de battre les meilleures lorsqu’elles n’ont plus nulle part où se cacher.
Les clés de la saison 2026-2027 des Cleveland Cavaliers
Les forces :
- Donovan Mitchell reste une véritable première option de niveau All-NBA.
- James Harden apporte une création élite et un playmaking précieux autour des deux intérieurs.
- Evan Mobley et Jarrett Allen donnent à Cleveland une base défensive et une protection de cercle de très haut niveau.
- Peyton Watson offre enfin un profil d’ailier long, athlétique et capable de défendre plusieurs positions.
- Kenny Atkinson dispose de nombreux profils pour modifier ses rotations selon les matchups.
- Sam Merrill, Jaylon Tyson et Mario Hezonja offrent différentes solutions pour ajouter du shooting autour du noyau dur.
Les faiblesses :
- À 37 ans, James Harden doit encore pouvoir supporter une longue campagne de playoffs.
- L’attaque peut trop facilement retomber sur les créations individuelles de Mitchell et Harden.
- Le spacing du duo Mobley-Allen reste une question face aux meilleures défenses.
- Les départs de Max Strus et Dean Wade retirent du shooting et des solutions expérimentées à l’aile.
- Le poste de meneur derrière Harden reste moins sécurisant après le départ de Dennis Schröder.
- La défense collective doit progresser après une saison terminée au 15e rang de NBA aux points encaissés par match.
Peyton Watson, le joueur à suivre chez les Cavaliers
Parfois, une saison entière peut tenir dans la réussite d’un role player. Peyton Watson pourrait parfaitement devenir ce joueur à Cleveland.
Le constat de départ est déjà encourageant. À Denver, Watson est passé de 8,1 points de moyenne en 2024-2025 à 14,6 points, 4,9 rebonds et 2,1 passes la saison dernière, en 54 matchs. Surtout, son adresse extérieure a explosé pour atteindre 41,1 % à trois points sur 3,6 tentatives par match.
C’est évidemment ce dernier chiffre qui pourrait tout changer. Watson a toujours possédé la taille, les qualités athlétiques et les outils défensifs nécessaires pour devenir un excellent ailier NBA. S’il devient réellement un shooteur fiable, son profil prend une autre dimension.
Et Cleveland lui offre presque le laboratoire parfait.
Avec Harden et Mitchell, Watson n’aura pas besoin de monopoliser le ballon. Avec Mobley et Allen, il pourra utiliser sa mobilité pour défendre plus haut et changer sur plusieurs profils. Les Cavaliers semblent d’ailleurs le considérer comme une véritable réponse au poste 3 : leur propre présentation de la recrue évoquait en septembre un changement de hiérarchie à l’aile, alors que Wade, Strus et De’Andre Hunter avaient tous occupé ce rôle récemment.
Un premier indice est arrivé le 8 octobre, lors du match de présaison perdu face à Boston (113-124) : Watson a commencé dans le cinq majeur, tandis que Jaylon Tyson a remplacé James Harden, ménagé en raison d’une gêne à la cheville. Meleek Thomas a également montré des séquences intéressantes. Rien de définitif à ce stade, mais ces premières rotations confirment que le poste d’ailier et les solutions derrière les deux créateurs restent au cœur des essais de Kenny Atkinson.
Le véritable test sera donc simple. Les 41,1 % à trois points étaient-ils le début d’une nouvelle version de Peyton Watson ou une saison d’adresse difficile à reproduire ?
S’il confirme, Cleveland pourrait avoir trouvé exactement le joueur qui manquait entre son backcourt et ses deux intérieurs.
Quels scénarios pour les Cleveland Cavaliers en 2026-2027 ?
Scénario Choke
Tout commence avec une petite fissure.
Harden reste un excellent organisateur, mais ses 37 ans commencent à apparaître dans l’enchaînement des matchs. Cleveland doit davantage s’appuyer sur Mitchell pour créer dans les fins de rencontre, tandis que la rotation derrière les deux guards peine à offrir une solution suffisamment fiable.
Dans le même temps, Watson revient vers des pourcentages extérieurs beaucoup plus ordinaires. Les défenses commencent alors à fermer davantage la raquette lorsqu’il partage le terrain avec Mobley et Allen. Cleveland conserve énormément de talent, gagne encore beaucoup de matchs grâce à Mitchell et domine les équipes moins fortes, mais les problèmes déjà observés contre New York refont surface face aux contenders.
La défense, seulement moyenne statistiquement la saison dernière, ne retrouve pas non plus le niveau attendu autour de Mobley. L’effectif possède des défenseurs intéressants individuellement, mais Harden et Mitchell continuent d’offrir des points d’attaque que les meilleures équipes savent exploiter.
Les Cavaliers reculent alors dans la hiérarchie de l’Est, arrivent en playoffs sans avantage du terrain et quittent la compétition avant même de retrouver la finale de conférence.
En quelques mois, « direction les Finales » serait devenu « retour à la case départ ».
Scénario Clutch
Cette fois, la pièce qui manquait était bien Peyton Watson.
Son tir extérieur se stabilise suffisamment pour obliger les défenses à le respecter, son activité permet à Cleveland de mieux défendre les grandes ailes et Kenny Atkinson dispose enfin d’un joueur capable de compléter naturellement Harden, Mitchell, Mobley et Allen sans réclamer vingt possessions par soir.
Harden profite d’une saison complète dans le système. Il n’a plus besoin de chercher ses repères en février et peut se concentrer sur l’organisation de l’attaque pendant que Mitchell conserve le rôle de finisseur principal. Mobley poursuit son développement offensif, mais reste surtout le défenseur capable de réparer énormément de situations derrière un backcourt parfois vulnérable.
Autour d’eux, Tyson confirme sa progression, Merrill continue d’écarter le terrain et l’un des jeunes guards s’impose comme solution fiable derrière Harden.
Cleveland retrouve alors une attaque parmi les meilleures de NBA, mais surtout une défense suffisamment solide pour survivre quatre tours de playoffs. Les Cavaliers terminent dans le haut de l’Est et, contrairement à 2026, arrivent en finale de conférence avec plusieurs réponses lorsque le plan A cesse de fonctionner.
Cette fois, la dernière marche n’est plus infranchissable.
Notre pronostic pour les Cleveland Cavaliers 2026-2027
Les Cavaliers possèdent suffisamment de talent pour atteindre les Finales NBA. Ce serait même étrange de ne pas considérer cette possibilité après une finale de conférence et un été durant lequel le noyau Mitchell-Harden-Mobley-Allen a été conservé.
Mais nous ne plaçons pas encore Cleveland au sommet de l’Est. Le sweep contre New York était trop net pour considérer que l’arrivée de Peyton Watson règle automatiquement chaque problème. Harden entre dans sa 18e saison, la hiérarchie du banc a évolué et Watson doit confirmer en tant que shooteur avant de devenir la pièce parfaite que son profil laisse imaginer.
Notre projection reste donc légèrement prudente : 49 victoires pour 33 défaites, une 4e place à l’Est et l’avantage du terrain au premier tour. C’est exactement le scénario central fixé dans le référentiel Choke & Clutch.
Cleveland n’entre pas dans cette saison pour découvrir s’il peut gagner une série de playoffs. Cette étape est passée.
La vraie question est désormais de savoir si les Cavaliers peuvent gagner la dernière série à l’Est. Et cette fois, ils ont les armes pour répondre oui.






